Hockey sur glace: McSorley: «S'ils pouvaient avoir une gastro...»
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Hockey sur glaceMcSorley: «S'ils pouvaient avoir une gastro...»

Le coach des Aigles est confiant au moment de défier les Zurich Lions pour une place en play-off... et il n'en perd même pas son humour.

par
Grégory Beaud
Genève
Keystone

Ce soir, Genève-Servette aura une mission simple dans son intitulée mais pas forcément évidente sur la glace: battre les Zurich Lions en 60 minutes. Tout autre résultat condamnerait les Aigles à disputer un tour de placement guère intéressant. A quelques heures du coup d'envoi et au terme d'une dernière séance vidéo matinale, Chris McSorley nous a ouvert la porte de son bureau pour refaire le monde.

Chris McSorley, toute personne censée, en voyant le line-up, parierait sur Zurich. Donnez-nous une raison de croire en votre équipe.

Zurich et nous, c'est comme le sel et le poivre. On est si différents l'un de l'autre. Nous avons les moyens de les gêner dans la construction du jeu. Si nous parvenons à les freiner et à faire en sorte que le rythme baisse, nous avons une chance de gagner ce match. Nous l'avons déjà fait trois fois contre Zurich au cours de cette saison. Mais Arno Del Curto, depuis son arrivée, a désormais eu le temps de mettre sa patte sur l'équipe. Pour être franc, si Zurich joue à son maximum, il peut devenir champion de Suisse. Mais vous savez ce que j'espère?

Non?

S'ils pouvaient avoir une gastro sur le restoroute entre Zurich et Genève, cela nous aiderait vraiment à gagner (rires). Mais rien de bien grave hein. Juste quatre ou cinq joueurs embêtés pour un jour ou deux. Ce serait top.

Rassurez-nous, vous avez d'autres arguments?

(Il se marre) Bien sûr que j'en ai d'autres. Mais celui-là ce serait un petit plus. Non, je rigole évidemment. J'espère que vous ne me prenez pas au sérieux.

Evidemment que non. Redevenons sérieux, justement. Après les émotions de samedi soir, comment avez-vous fait pour que votre équipe se concentre sur ce match capital contre Zurich?

J'ai senti dimanche lors de l'entraînement que les gars n'étaient pas aussi bons que d'habitude. Mentalement, j'ai remarqué une certaine fatigue bien légitime. Face aux Lions, nous disputerons notre troisième match en quatre jours. Et la quatrième rencontre de la semaine. Psychologiquement, c'est quasi inhumain ce qui est demandé match après match aux gars. J'espère que cette équipe a encore quelque chose dans le ventre. Il nous manque cette dernière pièce et j'espère que nous arriverons à compléter le puzzle. Si oui, ce sera l'une des plus belles batailles de la décennie, croyez-moi.

A titre personnel, jouez-vous pour sauver votre poste?

Non. Je suis convaincu que l'évaluation d'un joueur, d'une équipe ou d'un entraîneur ne doit pas être faite sur une victoire ou une défaite. Mais pour moi, si l'équipe est dans cette position aujourd'hui, cela relève d'un petit miracle. Je n'ai pas de problème de confiance en moi ou en mes capacités de continuer à faire ce job. Mais peu importe la décision qui sera prise, j'espère qu'elle servira les intérêts du club.

Pensez-vous encore être à la barre en septembre prochain?

Victoire ou défaite, je peux vous garantir que cela ne change rien au fait que je pourrais être ou non à la barre la saison prochaine.

Guichets fermés en vue

En fin de matinée, le club a communiqué par la voix de son CEO Christophe Stucki avoir vendu tous les billets... avant de se raviser. Toujours est-il qu'il ne reste qu'une poignée de sésames qui seront vendus à 18h15 aux caisses de la patinoire. Selon toute vraisemblance, ce match capital se disputera dans une patinoire comble pour la deuxième fois de la saison.

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