Vernier (GE): Médiateurs de rue: chiffres gonflés ou bilan rigoureux?
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Vernier (GE)Médiateurs de rue: chiffres gonflés ou bilan rigoureux?

Thierry Apothéloz est accusé de manipuler les chiffres de ses correspondants de nuit. Candidat au Conseil d'État, le magistrat nuance.

par
Raphaël Leroy
Les correspondants de nuit patrouillent dans les lieux chauds comme ici les Avanchets.

Les correspondants de nuit patrouillent dans les lieux chauds comme ici les Avanchets.

Y a-t-il eu manipulation des chiffres à Vernier concernant l'activité des médiateurs de rue, appelés correspondants de nuit (CN)? C'est ce que laissent entendre deux motions déposées le 21 octobre par le municipal MCG Thierry Cerutti. Son parti a par ailleurs alerté la surveillance des communes ainsi que le Conseil d'État.

Nombre d'actions 4x plus grand

L'élu verniolan invoque un calcul ambigu des interventions des CN par leur magistrat Thierry Apothéloz. Un même problème de bruit concernant trois personnes sera par exemple comptabilisé trois fois et non une seule. Au final, le nombre d'actions effectuées serait ainsi multiplié par quatre.

«Les effets collatéraux de cet énorme dysfonctionnement auraient été de mobber la coordinatrice du service (ndlr: en arrêt depuis fin mars), laquelle aurait refusé de gonfler les statistiques», accuse l'élu MCG.

Comptage «ordinaire»

Candidat au Conseil d'État, Thierry Apothéloz admet des «divergences» avec son employée mais conteste le mobbing. Sur les chiffres, le socialiste réfute toute manipulation mais confirme que chaque appel ou intervention est pris en compte dans la main courante. «Rien de plus ordinaire», juge-t-il, alors qu'un expert externe n'y a rien vu à redire lors d'un audit rendu en mai.

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