Neuchâtel: Médocs et alcool: la journée noire de Perrin

Actualisé

NeuchâtelMédocs et alcool: la journée noire de Perrin

L'épisode dépressif qui aurait précédé l'admission de l'élu à l'hôpital, le 19 décembre, a été détaillé dans «Le Matin», mercredi. Le conseiller national y a répondu point par point dans d'autres médias.

par
joe/cbx

Les publications sur la santé du candidat UDC au Conseil d'Etat n'en finissent pas de pleuvoir. Mercredi, «Le Matin» disait révéler la face cachée de la crise d'angoisse d'Yvan Perrin, survenue à la veille de Noël. Selon le quotidien, l'ex-policier aurait non seulement abusé de l'alcool, mais également de puissants médicaments.

Cloîtré durant quatre jours

Yvan Perrin serait ainsi sujet à des épisodes dépressifs, durant lesquels il disparaîtrait plusieurs jours sans donner de nouvelles. C'est ce qui se serait passé à partir du 16 décembre dernier. Le président de l'UDC Neuchâtel se serait cloîtré durant quatre jours dans sa maison de La Côte-aux-Fées, avant d'être retrouvé dans un état désastreux le 19 décembre et d'être conduit à l'Hôpital de Pourtalès.

C'est sa cousine qui l'aurait trouvé «écroulé» sur son lit, avec «des bouteilles d'alcool qui jonchaient le sol, au milieu d'emballages de médicaments puissants», raconte «Le Matin». Face à son cousin incapable de tenir des propos cohérents et sous-alimenté, elle aurait fait appel à une ambulance. Après son admission à l'hôpital, l'homme y aurait présenté un taux d'alcool de 3‰, après plusieurs litres d'alcool fort ingurgités, et aurait souffert de déshydratation aiguë.

Réponse par médias interposés

Yvan Perrin, qui a refusé de donner des détails au quotidien orange, lui a répondu dans la presse neuchâteloise. «Qu'il y ait eu de l'alcool ou du Temesta, je ne le nie pas», confie-t-il dans «L'Express» et «L'Impartial», mercredi. L'homme y explique avoir eu connaissance par des tiers de tous les faits rapportés. Ceux-ci seraient basés sur son formulaire d'admission aux urgences, un document qui crée l'agacement du comité de l'UDC neuchâteloise depuis plusieurs jours.

«Tout cela me paraît un peu curieux!» répond-il aux quotidiens neuchâtelois au sujet de ces révélations. L'homme explique être sorti vingt-quatre heures «seulement» après son admission à l'hôpital. «J'ajoute que j'ai mangé de bon appétit ce qu'on m'a servi à midi - un gratin avec rôti et tomates», précise l'élu. L'homme explique également ne pas comprendre ce qui l'aurait «fait plonger» entre la session des Chambres fédérales se terminant le 14 décembre et le 16 du même mois. Enfin, Yvan Perrin minimise le fait qu'il serait porté sur la bouteille. «Je n'ai jamais bu assez pour devoir voir un médecin», explique-t-il dans «L'Express» et «L'Impartial».

Dossier médical à paraître

Des informations plus détaillées sur l'état de santé du conseiller national Yvan Perrin pourraient être dévoilées ce mercredi, selon une information d'Arcinfo.

Ton opinion