Actualisé 02.05.2020 à 14:24

Royaume Uni

Meghan a accusé des médias... à tort

Un tabloïd britannique avait publié la lettre de Meghan Markle à son père. Il n'y a pas eu atteinte à la vie privée, estime un juge qui doit encore examiner certaines accusations de l'épouse de Harry.

Meghan Markle et son mari, le prince Harry.

Meghan Markle et son mari, le prince Harry.

AFP

La justice britannique a rejeté ce vendredi une partie des accusations d'atteinte à la vie privée lancées par Meghan Markle, l'épouse du prince Harry, à l'encontre d'un tabloïd anglais qui avait publié des extraits d'une lettre à son père.

La duchesse de Sussex reproche principalement à Associated Neswpapers, la société éditrice du «Daily Mail», d'avoir fait paraître dans la version dominicale de ce quotidien, le «Mail on Sunday», et sur son site internet des passages d'une lettre envoyée à son père Thomas Markle, en août 2018.

Pas d'intention malhonnête

Mais elle accuse aussi le «Mail on Sunday» d'avoir «agi malhonnêtement» en modifiant sa missive. Lors d'une audience préliminaire la semaine dernière, sa défense avait argué que résumer ou diffuser seulement des parties d'un texte constituait une pratique journalistique courante.

En effet, le juge Warby a rejeté cette accusation dans une décision partielle rendue vendredi à la Haute Cour de Londres. Il a aussi rejeté les allégations selon lesquelles le journal avait l'intention de publier des articles «offensants» et «préjudiciables» sur l'ex-actrice métisse de 38 ans, et qu'il aurait délibérément voulu «susciter» des problèmes entre elle et son père.

«Certaines des accusations ont été rejetées car elles sont sans rapport avec l'objectif de la plainte principale», a expliqué le juge Warby. «Je ne considère pas qu'elles se situent au coeur de cette affaire, qui concerne essentiellement la publication de cinq articles divulguant la correspondance de la plaignante avec son père».

D'autres ont aussi été rejetées car elles «n'étaient pas suffisamment détaillées», a ajouté le juge, soulignant toutefois que ces allégations pourraient être «réexaminées plus tard si elles sont présentées sous une forme juridique appropriée».

D'autres plaintes... de Harry cette fois

Ce procès, dont la prochaine audience n'a pas été fixée, constitue une action judiciaire distincte de la plainte du prince Harry, sixième dans l'ordre de succession au trône britannique, à l'encontre d'autres groupes de presse, qu'il accuse d'avoir intercepté des messages vocaux privés.

Désormais installé en Californie, le prince, âgé de 35 ans, a dénoncé à de multiples reprises la pression impitoyable des médias sur son couple et en a fait la raison principale de sa mise en retrait de la famille royale, annoncée en janvier et effective depuis début avril. (nxp/afp)

(NewsXpress)
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