Actualisé 29.07.2014 à 19:39

Belgique

Mehdi Nemmouche refuse d'avouer

Le tueur présumé de quatre personnes du Musée juif de Bruxelles, Mehdi Nemmouche, a été remis mardi à la Belgique. Immédiatement interrogé, il a refusé de passer aux aveux.

L'auteur présumé de l'attentat au musée juif de Belgique, Mehdi Nemmouche, a été auditionné mardi après-midi pendant près de 3h30 par les enquêteurs. L'audition s'est terminée vers 18h30. Le suspect doit être incarcéré à la prison de Mons, a-t-on appris mardi soir de source policière. Mehdi Nemmouche a refusé de répondre aux questions des enquêteurs, selon ses avocats. Ces derniers ont par ailleurs accusé certains policiers en charge de l'enquête «d'organiser systématiquement des fuites vers la presse». Ces fuites seraient, selon eux, à l'origine du mutisme de Nemmouche durant ses auditions.

«Depuis le début de l'enquête, le parquet est certain que des policiers en charge du dossier organisent systématiquement des fuites vers la presse. Or Mehdi Nemmouche a droit à une justice sereine et n'a aucune envie que ses déclarations se retrouvent le lendemain dans la presse de caniveau», a indiqué Sébastien Courtoy, l'un des avocats de Mehdi Nemmouche. «Ces fuites sont la raison pour laquelle Mehdi Nemmouche refuse de répondre aux questions lors des auditions. Nous voulons que les enquêteurs qui violent la loi et qui sont responsables du sabordage de leur propre enquête soient écartés du dossier. Tant que ce ne sera pas le cas, mon client restera sur ses positions», a-t-il conclu, selon des propos rapportés par l'agence Belga.

La remise à la Belgique de Mehdi Nemmouche a été annoncée à l'AFP par une porte-parole de la police fédérale belge, Tine Hollevoet. Arrêté à Marseille, dans le sud de la France le 30 mai et écroué depuis début juin à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy, en région parisienne, ce Français d'origine algérienne de 29 ans est soupçonné de quatre assassinats commis le 24 mai au nom du jihad dans le Musée juif de Bruxelles. Réclamé par les autorités belges, il a été transféré mardi matin par convoi spécial, sous escorte de la gendarmerie française, selon les médias belges.

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