Italie: Melania n'en finit plus de mettre des vents à Donald

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ItalieMelania n'en finit plus de mettre des vents à Donald

Pour la deuxième fois en deux jours, la Première dame des Etats-Unis a refusé de prendre la main de son époux. Cette fois-ci, elle a prétexté se recoiffer.

par
joc

Décidément, l'ambiance entre Donald Trump et son épouse Melania frise les températures du grand Nord canadien. Lundi à l'aéroport de Tel-Aviv, la Première dame des Etats-Unis avait déjà largement fait jaser la presse internationale en repoussant la main de son mari avec une petite tape bien sentie.

Mardi, l'épouse du président a remis ça. En sortant d'Air Force One à Rome, Melania Trump a de nouveau refusé de prendre la main de son homme. Cette fois-ci, elle a esquivé de manière plus fine, faisant mine de se recoiffer pour éviter tout contact. La First Lady a-t-elle réellement du mal à assumer son nouveau rôle ou ne peut-elle tout simplement plus supporter son époux?

Quoi qu'il en soit, son attitude ne manque pas de raviver les ardeurs de la presse people américaine, qui clame depuis belle lurette que le couple Trump bat sérieusement de l'aile.

Lutte intransigeante contre l'avortement

Le président américain a rencontré le pape François mercredi matin au Vatican, pour un face-à-face très attendu entre deux dirigeants souvent aux antipodes l'un de l'autre. A l'issue de leur entretien d'une demi-heure, les deux hommes sont apparus relativement détendus et souriants devant la presse. Mais rien n'a filtré dans l'immédiat sur leur discussion à huis clos dans la bibliothèque des appartements pontificaux.

«Merci, merci, je n'oublierai pas ce que vous avez dit», a cependant glissé le président américain en prenant congé de son hôte.

De prime abord, les sujets de dissension entre «le milliardaire» et «le pape des pauvres» semblaient innombrables, des barrières contre l'immigration à l'économie libérale, en passant par les ventes d'armes américaines et les hésitations de l'administration Trump sur l'environnement. Mais ces hommes très imprévisibles ont aussi pu se focaliser sur leurs points communs, comme la lutte intransigeante contre l'avortement.

Melania et Ivanka en noir

Devant la presse, le président américain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l'un signé de la main du prix Nobel de la paix. François a pour sa part remis à M. Trump un médaillon symbole de paix et son texte écrit pour la journée mondiale de la paix. «Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix», a-t-il expliqué. «On a bien besoin de paix», a glissé le président américain.

En recevant les textes du pape, dont son encyclique sur la défense de l'environnement, le président américain a promis de les lire. Il n'aura cependant pas pu voir le message projeté mardi soir par Greenpeace à son intention sur la coupole de la basilique Saint-Pierre: «La planète terre d'abord».

M. Trump était accompagné de son épouse Melania ainsi que de sa fille Ivanka et de son gendre Jared Kushner. Conformément au protocole, qui n'est cependant plus une obligation, les deux femmes étaient vêtues de noir et portaient une mantille.

Immédiatement après la rencontre, François est allé tenir sa traditionnelle audience hebdomadaire du mercredi devant des milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre, où il n'a fait aucune allusion à son rendez-vous matinal.

«Chercher les portes»

M. Trump devait pour sa part avoir le privilège d'une visite privée de la chapelle Sixtine et de la célèbre basilique, chef-d'oeuvre de Michel-Ange et du Bernin.

Son épouse Melania devait ensuite rendre visite à des enfants malades à l'hôpital Bambino Gesù, tandis que sa fille et conseillère Ivanka était attendue à la communauté catholique de Sant'Egidio pour y évoquer la lutte contre le trafic de migrants.

Avec ce rendez-vous, le président américain clôture son tour des trois grandes religions monothéistes, après un discours sur l'islam en Arabie saoudite et une visite au mur des Lamentations à Jérusalem. «Ce que le président Trump essaie de faire est d'unir les peuples de toutes les fois autour d'une vision commune de paix, de progrès et de prospérité», avait expliqué le conseiller américain à la sécurité nationale, le général H.R. McMaster.

«Je dirai ce que je pense, il dira ce qu'il pense»

Le rendez-vous n'allait cependant pas de soi après la mémorable pique du pape au candidat Trump en février 2016. Interrogé sur le magnat de l'immobilier, François avait lancé: «Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n'est pas chrétienne». Le milliardaire avait jugé «honteux» qu'un responsable religieux «mette en doute la foi d'une personne», mais n'avait pas abandonné son projet de mur le long de la frontière avec le Mexique.

Il y a une dizaine de jours, le ton avait changé: «Je dirai ce que je pense, il dira ce qu'il pense», avait expliqué le pape, en affirmant «ne jamais porter de jugement sur une personne sans l'écouter». Ce pourfendeur de la prolifération des armes et du libéralisme qui exclut les plus faibles a-t-il évoqué les contrats de 110 milliards de dollars pour la vente d'armement signés samedi à Ryad ? Ou les coupes budgétaires prévues aux Etats-Unis dans l'assurance maladie et des programmes sociaux ?

Peut-être, mais le pape argentin avait aussi annoncé sa démarche: «Chercher les portes qui au moins sont un peu ouvertes» et «parler des choses communes» pour aller de l'avant. Après le Vatican, le président américain a plusieurs rendez-vous protocolaires avec les autorité italiennes. Son avion repartira en début d'après-midi pour Bruxelles, où il doit rencontrer le roi et le Premier ministre belges.

(joc/afp)

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