Etats-Unis: Melania Trump plaide pour «la gentillesse»
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Etats-UnisMelania Trump plaide pour «la gentillesse»

La Première Dame américaine est en croisade contre le harcèlement. En visite dans une école, Melania Trump a conseillé aux enfants de «trouver un nouvel ami».

Les détracteurs du président américain Donald Trump peuvent bien considérer qu'il est l'un des pires tyrans au monde, cela n'a pas découragé la Première dame de plaider lundi contre le harcèlement en visitant une école de la région de Detroit.

Melania Trump a ainsi publiquement embrassé la cause de la lutte contre le harcèlement scolaire, au risque de susciter des réactions défavorables alors que son mari est coutumier des attaques personnelles et des insultes à la fois sur les réseaux sociaux et en dehors.

«Je pense qu'il est important que nous choisissions la gentillesse et la compassion», a dit la Première dame aux élèves de la Orchard Lake Middle School, dans une banlieue de Detroit (Michigan, nord), dans le cadre du mois national contre le harcèlement.

«Je vous encourage à trouver un nouvel ami», a-t-elle conseillé aux enfants. «Demandez-lui ce qu'il aime, quels sont ses loisirs, afin que personne ne soit triste ou stressé et que tout le monde se sente intégré», a-t-elle ajouté.

Melania se rend au Texas en escarpins

Melania Trump, ancienne mannequin, a déclenché les railleries d'internautes en sortant mardi matin de la Maison Blanche en talons aiguilles et lunettes d'aviateur, pour se rendre au Texas, victime d'inondations catastrophiques provoquées par l'ouragan Harvey.

Melania Trump, mère du plus jeune des enfants du président américain --Barron, 11 ans-- a promis durant la campagne présidentielle de 2016 que si elle devenait Première dame, elle ferait de la lutte contre l'intimidation à l'école une priorité. En septembre, elle avait abordé le sujet lors d'un discours aux Nations unies.

Trump tient Melania à l'oeil

Mardi 25 juillet, la Première Dame accompagnait son mari lors d'un meeting. Un moment gênant. Vidéo.

Etonnant

Mais son choix de défendre cette cause a toujours étonné.

Lors de la campagne présidentielle, Donald Trump a en effet montré sa propension à attaquer les traits personnels de ses adversaires --que ce soit leur stature, origine ou même dans un cas notoire, le handicap physique d'un journaliste--. Depuis son entrée à la Maison Blanche, il a été régulièrement accusé d'utiliser la présidence comme une tribune d'où lancer ses intimidations.

Enfonçant le clou, le Washington Post a publié une version annotée de la déclaration de Melania Trump en faisant un parallèle entre ses propos et une douzaine de tweets dans lesquels son mari traite ses adversaires de «raté», «idiot» «abruti» ou encore «crétin».

Mais il n'y a pas besoin de remonter très loin dans le temps pour trouver des insultes dans des tweets présidentiels.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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