France: Mélenchon: Hollande doit se représenter

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FranceMélenchon: Hollande doit se représenter

L'ex-socialiste, lui-même candidat à la présidentielle estime que le chef de l'Etat doit se représenter en 2017.

Jean-Luc Mélenchon lors d'un discours à Boulogne-sur-mer. (27 septembre 2016)

Jean-Luc Mélenchon lors d'un discours à Boulogne-sur-mer. (27 septembre 2016)

photo: AFP

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon estime que François Hollande doit se représenter en 2017 mais que tout candidat du parti socialiste ayant «gouverné» avec lui devra «assumer la sanction collective».

Dans un entretien au Journal du dimanche, le créateur du mouvement La France insoumise, réunie en convention samedi et dimanche à Saint-André-lez-Lille (Nord), affirme que la candidature du chef de l'Etat à sa succession est «nécessaire pour la démocratie».

«Je ne serais pas d'accord avec un tour de bonneteau où viendrait un autre PS pour nous dire : + Moi, je ne suis pas impliqué, je ne suis ni responsable ni coupable ! Amnistie générale+», explique-t-il à l'hebdomadaire.

Les anciens ministres doivent assumer la sanction

Interrogé sur une victoire d'Arnaud Montebourg à la primaire socialiste en janvier, Jean-Luc Mélenchon ajoute qu'«à (ses) yeux, toute personne qui a gouverné avec Hollande doit assumer la sanction collective».

«Lui aura du mal dans son camp», prédit-il. Il assure en outre que c'est François Hollande qui «a ouvert la brèche aux adversaires». «S'il n'avait pas été aussi loin, jamais la droite n'oserait proposer des choses aussi violentes à présent», argumente-t-il.

Quant à Emmanuel Macron, il le compare à «Attila» face «aux conquêtes sociales des salariés»: «il veut détruire tous leurs acquis». «C'est un libéral de droite. Macron, donne un coup de jeune à la droite traditionnelle», résume le député européen.

Le PS «veut bloquer (sa) candidature»

Dans cet entretien, Jean-Luc Mélenchon annonce en outre avoir recueilli 270 parrainages pour la présidentielle, répétant que le Parti socialiste «veut bloquer (sa) candidature». Il estime également que sept mois après son annonce de candidature, il devient «central» dans la campagne.

Les derniers sondages plaçaient le député européen entre 14 et 15% d'intentions de vote.

Interrogé enfin sur l'existence de «crimes de guerre à Alep perpétrés par le régime syrien et par la Russie», il répond que «toute guerre est une addition de crimes !» et fustige l'«escalade verbale de Hollande».

«Pourquoi en rajouter avec cette menace du tribunal pénal international» contre Vladimir Poutine ? «Sait-on que ni les USA ni la Russie ne le reconnaissent ?», poursuit Jean-Luc Mélenchon. «Le dire n'est pas soutenir Poutine. D'ailleurs il a mis en prison mes amis en Russie», explique-t-il. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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