Même à très petite dose, l'alcool atteint le fœtus
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Même à très petite dose, l'alcool atteint le fœtus

La consommation d'alcool chez la femme enceinte entraîne pour le fœtus des effets néfastes. Une campagne est lancée.

Une femme sur cinq consommerait de l'alcool pendant sa grossesse. «Nous savons qu'une consommation quotidienne de trois verres d'alcool est à risques. Elle provoque le syndrome d'alcoolisation fœtale (SAT): un retard de croissance, des anomalies cranio-faciales et une atteinte du système nerveux central, affirme Pascal Gache, médecin alcoologue.

L'alcool passe facilement le placenta et attaque les cellules embryonnaires, particulièrement au niveau du cerveau du bébé. Ce que vous buvez, votre enfant le boit aussi.» Les perturbations liées à l'alcool varient selon la quantité, la fréquence, la durée, le stade de la grossesse et la tolérance individuelle. Si aujourd'hui on ne connaît pas la dose minimale d'alcool qu'une femme enceinte peut boire sans danger, des effets sur le développement neurocomportemental ont été démontrés même à dose modérée. Un conseil: une femme enceinte ne doit pas boire d'alcool.

En Suisse, un enfant sur cent qui naît souffre des conséquences de la consommation d'alcool de sa mère pendant la grossesse. Un à deux enfants sur mille sont atteints de la forme la plus sévère de ces troubles.

La plate-forme Femmes-alcool-parentalité tire la sonnette d'alarme. Elle lance une campagne de sensibilisation, «Alcool et grossesse ne font pas bon ménage», en mai, dans les transports publics, mais aussi auprès des professionnel(les) de la santé.

Sabrine Gillièron

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