Suisse: Même après la pandémie, les cinémas tirent la langue 
Publié

SuisseMême après la pandémie, les cinémas tirent la langue 

La fin des restrictions sanitaires n’a pas signé le grand retour du public, dans les salles obscures suisses. La fréquentation est toujours inférieure d’un tiers à son niveau d’avant la crise.

Environ un tiers d’entrées en moins sont vendues actuellement par rapport à l’année 2019.

Environ un tiers d’entrées en moins sont vendues actuellement par rapport à l’année 2019.

Kostas Maros/Tamedia AG

Dès la mi-février, la plupart des mesures sanitaires ont été levées en Suisse. Il ne restait plus que l’obligation de porter un masque dans les transports publics et certains établissements hospitaliers. Un retour à la normale pour de nombreuses personnes, dont les cinéphiles qui pouvaient à nouveau profiter des séances en salle, en toute décontraction. Malgré cela, la fréquentation n’a globalement pas suivi, constate «20 Minuten».

Environ un tiers d’entrées en moins sont vendues actuellement par rapport à l’année 2019, a indiqué Erdem Karademir, de l’Office fédéral de la statistique (OFS) à «SRF». «Il s’agit certes d’un résultat deux fois meilleur que celui que nous avions obtenu lors de la première année de pandémie. Et il y a aussi une légère augmentation par rapport à l’an dernier. Mais le retard par rapport à la situation d’avant la crise est encore très important», déplore-t-il.

«Les besoins ont changé»

Autre réalité: le nombre de cinémas est en constante diminution. Par rapport à 2019, il y a aujourd’hui environ dix à quinze enseignes en moins. Dans le même temps, le nombre d’écrans est resté constant, car la tendance est à l’abandon des cinémas individuels au profit multiplexes. La politique menée par Blue Cinema le confirme: cet automne, l’exploitant appartenant à Swisscom, souhaite par exemple ouvrir un complexe de neuf salles à Coire (GR).

«Il nous faut en premier lieu beaucoup de patience. Ce serait une illusion de croire que parce que les masques sont tombés, la crise est terminée», a expliqué Edna Epelbaum, présidente de l’Association Cinématographique Suisse à la SRF. Selon elle, le comportement et les besoins des gens ont changé, du moins temporairement. Les mêmes difficultés pour les cinémas de renouer avec leur public sont constatées dans plusieurs pays européens comme la France ou l’Espagne.

Sélectionné à Cannes, 1400 entrées

(bre/jba)

Ton opinion

136 commentaires