Coronavirus – Même en cas de nouveaux variants, les experts se montrent optimistes

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CoronavirusMême en cas de nouveaux variants, les experts se montrent optimistes

Les premiers pays se dirigent vers un assouplissement voire une levée des mesures. Plusieurs experts livrent leurs points de vue sur la manière dont pourrait évoluer la situation.

par
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20min/Marvin Ancian

«La dynamique est difficilement prévisible. Il semble qu’on soit à la veille d’une transition majeure, mais on reste prudent», a affirmé mercredi Alain Berset. Malgré un nombre de contaminations très élevé en Suisse, le Conseil fédéral a en effet décidé de ne pas durcir les mesures. Il s’est contenté de les rallonger.

Pour l’heure, personne ne sait ce qui viendra après Omicron et si on peut déjà parler de la fin de la pandémie. Interrogés par le «TagesAnzeiger», plusieurs experts ont fait part de leurs prévisions pour les semaines et mois à venir. Et ce que l’on peut retenir: ils semblent plutôt optimistes malgré le flou qui règne encore actuellement.

«Nous le découvrirons cet automne»

Si tous s’accordent pour dire que l’apparition de nouveaux variants semble inévitable, ils jugent néanmoins peu probable que ces variants soient beaucoup plus virulents et meurtriers que ceux que nous connaissons déjà. Richard Neher, expert en évolution des virus de l’Université de Bâle: «C’est fort improbable. Mais on ne peut pas l’exclure totalement. Nous le découvrirons cet automne.»

Richard Neher ainsi que Volker Thiel, professeur en virologie à l’Université de Berne, et Christian Münz, expert en immunologie virale à l’Université de Zurich, rappellent néanmoins que l’immunité de base est désormais acquise par une grande partie de la population grâce à la vaccination et la vague Omicron. Selon eux, plus le nombre de gens immunisés augmente, plus les déroulements bénins de la maladie seront fréquents.

«Il n’est pas exclu qu’Omicron puisse provoquer non seulement la dernière grande et exceptionnelle vague de Covid-19, mais puisse également représenter un premier pas vers une endémisation du virus dans la population humaine avec comme corollaire une baisse de sa virulence», affirme également Dominique Garcin, professeur associé au Département de microbiologie et de médecine moléculaire de l’Université de Genève, interrogé par «Le Temps». L’expert romand confirme lui aussi que la vaccination tout comme les rappels protègent contre les formes graves de la maladie.

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