Actualisé 27.05.2009 à 20:46

YVERDONMême pucé, Minou n'est pas identifié à coup sûr

Un lecteur de puces permet désormais de retrouver les maîtres de chats victimes de la route.

de
Joël Burri

Quand un chat disparaît, la première inquiétude de son propriétaire est que son animal ait été écrasé par un véhicule. Police et voiries ramassent régulièrement des cadavres sur les routes. Des déchets particuliers qui sont pris en charge par les services d'assainissement des collectivités. Mais la recherche du maître de l'animal malchanceux n'est pas systématique.

«Le nombre de chats portant une puce d'identification augmente. Aussi je pense que nous n'allons pas tarder à passer au lecteur de puce tous les cadavres d'animaux dont le maître n'est pas connu», évalue Christophe Higy, directeur exécutif du service qui gère les déchets de la région Vevey-Montreux. «La police le fait déjà avec les chiens», relève Philippe Jaton, porte-parole de la gendarmerie, car cette puce est obligatoire pour cette espèce.

Même pratique désormais au clos d'équarrissage d'Yverdon, qui est équipé depuis une semaine, selon La Région. La plupart des centres vaudois de collectes ont un lecteur de puce d'identité. «Pour le moment, nous tenons une liste avec le descriptif des animaux que nous recevons pour pouvoir renseigner les personnes qui nous contactent, explique Christophe Higy. Nous le faisons volontiers, mais à bien plaire.»

A Lausanne et à Genève, au contraire, les services concernés essaient systématiquement de prendre contact avec le propriétaire de l'infortuné animal. Le recours à la puce ne porte pas toujours ses fruits: «Les propriétaires doivent tenir à jour leurs coordonnées auprès de la centrale qui gère ces puces», signale-t-on à Lausanne. Les chats valaisans semblent être plus prudents. A l'usine de traitement des déchets du Valais central, on déclare ne recevoir que peu de cadavres de chat.

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