Actualisé 30.12.2007 à 20:07

Menacé, le cervelas suisse sauvera-t-il sa peau?

Berne. Panique chez les bouchers, la célèbre saucisse n'a plus que
trois à cinq mois à vivre.

La Suisse sera-t-elle privée de cervelas pour son Euro en juin 2008? Le risque est grand, car depuis que les importations de boyaux de bœuf brésilien qui lui servent de peau ont été interdites, les réserves se réduisent de jour en jour. Le 1er avril 2006, l'Union européenne et la Suisse ont interdit l'importation de boyaux de bœuf brésilien pour prévenir tout risque d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Depuis, les bouchers suisses cherchent à trouver un autre moyen d'envelopper les 160 millions de cervelas que mangent chaque année les Helvètes.

Le boyau de porc? Trop difficile à peler. Une peau synthétique? Elle a le défaut de ne pas être comestible. Importer des boyaux d'autres pays a aussi été envisagé, mais le Paraguay n'est pas intéressé et les boyaux argentins ont un calibre trop gros. Des négociations avec l'Uruguay sont encore en cours. Les professionnels de la viande ne voient quasiment plus qu'une solution: à nouveau autoriser l'importation des boyaux brésiliens. «Seule une petite partie de chaque boyau comporte un risque d'ESB. Si elle était coupée avant l'importation, on pourrait utiliser sans réservele reste du boyau», estime Andreas Wöllner, des Associations professionnelles suisses de la viande (APSV). Les APSV, qui ont déjà négocié avec Bruxelles sans succès, demandent désormais à Doris Leuthard de plaider personnellement en faveur du cervelas auprès de l'UE. (ats)

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