Actualisé 17.05.2017 à 05:14

Genève

Menace sur des studios pour habitants précarisés

Des élus municipaux refusent un projet de la Ville d'installer des logements sociaux temporaires. Le type d'habitat et leur emplacement sont critiqués.

de
dra
Selon les plans de la Ville, les studios mobiles doivent être installés au bas de la rue du Fort-Barreau, dans l'espace vide entre les deux immeubles à gauche.

Selon les plans de la Ville, les studios mobiles doivent être installés au bas de la rue du Fort-Barreau, dans l'espace vide entre les deux immeubles à gauche.

Google

La commission du logement du Conseil municipal a dit non, à une voix près. Non aux voeux de la Ville d'installer vingt studios temporaires destinés à une population précarisée, à la rue du Fort-Barreau derrière la gare. Ce refus, qui émane des partis de droite, fâche l'Exécutif. Ce dernier juge nécessaire de créer des logements relais pour des personnes dans le besoin, qui ne peuvent obtenir un logement à court ou moyen terme. Et ce, alors que le parc immobilier social est engorgé.

Les opposants au projet, devisé à 2,1 millions de francs, précisent dans la «Tribune de Genève» qu'ils ne nient pas le besoin en logements relais. Mais ils critiquent le type d'habitat - des containers mobiles. Ils souhaitent des appartements «plus corrects et pérennes».

Les élus de droit dénoncent aussi l'emplacement choisi pour accueillir ces studios temporaires. Le secteur est en effet appelé à subir d'importantes transformations en raison de l'extension de la gare Cornavin. Le temps d'installer les modules, il faudra déjà les démonter, argumente un opposant.

La Ville rétorque que même pour deux ans, cela vaudra la peine pour ces personnes précarisées. D'autant plus que les studios sont déplaçables et réutilisables. Le projet doit maintenant être débattu en plénière.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!