Grenoble: Menaces de mort contre des policiers
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GrenobleMenaces de mort contre des policiers

Des policiers ainsi que leurs familles ont été menacés de mort après la fusillade du quartier de La Villeneuve à Grenoble.

Les menaces visaient la brigade anticriminalité (BAC), impliquée dans la mort d'un malfaiteur le 16 juillet dernier. Une information judiciaire pour «association de malfaiteurs» a été ouverte mardi par le parquet de Lyon.

Les menaces contre la BAC ont été prises au sérieux. Le malfaiteur, dont la mort est à l'origine de plusieurs nuits d'émeutes dans le quartier de La Villeneuve, était le «lieutenant» du chef d'une bande de Grenoble.

«Il ne faut pas oublier que la guerre entre bandes rivales à Grenoble a fait 20 morts. Ces gens agissent dans un contexte mafieux, pour eux la police est une bande rivale», a dit à Reuters Daniel Chomette, du syndicat SGP/Unité-police.

Policiers au repos ou mutés

Les enquêteurs ont appris qu'un lance-roquettes circulait dans la cité de La Villeneuve et qu'il était susceptible d'être utilisé contre un bâtiment officiel, a confirmé le syndicaliste.

Un local municipal dédié au service achats et situé à proximité de La Villeneuve a été incendié dans la nuit de lundi à mardi, rapporte la municipalité dans un communiqué. Une voiture en flammes a été lancée contre les locaux, précise une source policière. La veille, une perquisition dans un café du quartier de La Villeneuve avait permis de saisir plusieurs armes.

Selon les syndicats de police, la plupart des 45 hommes de la BAC de Grenoble ont obtenu d'être mis «au repos». Sur les trois membres de ce service impliqués dans la fusillade qui a coûté la vie au jeune 'braqueur' du casino d'Uriage, deux ont été mutés et un autre a changé de service.

Daniel Chomette a souligné que les policiers de Grenoble avaient vécu des «actes de guerre» lors des récentes émeutes et qu'il leur fallait le temps de «reprendre leurs esprits.» (ats)

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