Faux-témoignage: Mensonges pour couvrir un collègue au sein de la police
Actualisé

Faux-témoignageMensonges pour couvrir un collègue au sein de la police

Une vieille affaire rebondit à la police de Lausanne.

Un policier lausannois aurait commis un faux témoignage pour couvrir la bavure d'un collègue. Ce dernier avait été blanchi par la justice en début d'année. Une nouvelle enquête est en cours.

Un nouvel élément a conduit à l'ouverture de cette seconde procédure, a indiqué samedi à l'ATS Gérald Hagenlocher, commandant de la Police de Lausanne. Il confirmait une information de «24 heures».

Une agente de la police municipale met en cause la version donnée au juge par les policiers dans une affaire qui a déjà défrayé la chronique. Les faits remontent à la nuit du Nouvel An 2006. Un jeune Erythréen, âgé de 16 ans au moment des faits, a accusé un policier de l'avoir aspergé de spray au poivre sans raison.

Innocenté en 1ère instance

Le planton de service aurait en outre refusé d'enregistrer la plainte du jeune homme à ce sujet. Sur la base notamment de témoignages de plusieurs de ses collègues, le Tribunal de police n'a pas retenu ce témoignage et a innocenté le policier mis en cause.

Suite à ce nouveau témoignage, le juge d'instruction cantonal a déjà entendu son auteure, ainsi que deux des policiers qui ont témoigné lors de la première affaire. Selon «24 heures», l'un s'est tenu à sa version, l'autre a avoué et a été inculpé de faux témoignage.

Démarche éthique

Le commandant Hagenlocher déplore ces faits. «C'est justement pour éviter ces situations que nous avons mis en place dès 2002 une démarche éthique», a-t-il expliqué à l'ATS. Si les accusations s'avèrent fondées, les policiers fautifs seront sanctionnés une fois la procédure pénale achevée, a assuré le chef de la police municipale.

M. Hagenlocher relève aussi que cette vieille affaire est exploitée par le journal vaudois alors que se profile une votation sur la police unique dans le canton. Lausanne souhaite absolument conserver sa propre police et refuse de se rallier à une police unique cantonale.

(ats)

Ton opinion