Mercedes Vision AVTR: Mercedes se lance dans la science-fiction automobile
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Mercedes Vision AVTRMercedes se lance dans la science-fiction automobile

Mercedes est allé puiser l'inspiration à Hollywood. En collaborant avec Disney et James Cameron, le constructeur a créé un concept alliant homme, machine et nature.

par
age
On dirait un véhicule tout droit sorti d'«Avatar». Le Vision AVTR de Mercedes sera présenté lors du prochain CES, à Las Vegas.

On dirait un véhicule tout droit sorti d'«Avatar». Le Vision AVTR de Mercedes sera présenté lors du prochain CES, à Las Vegas.

Mercedes-Benz
On retiendra le côté déjanté des roues, éclairées de l'intérieur, qui confèrent au véhicule une conduite très particulière.

On retiendra le côté déjanté des roues, éclairées de l'intérieur, qui confèrent au véhicule une conduite très particulière.

Mercedes-Benz
Quasiment aussi hautes que larges, celles-ci sont commandées et entraînées individuellement, ce qui permet au véhicule de se déplacer non seulement d'avant en arrière, mais également latéralement, sans braquer, un peu comme un serpent.

Quasiment aussi hautes que larges, celles-ci sont commandées et entraînées individuellement, ce qui permet au véhicule de se déplacer non seulement d'avant en arrière, mais également latéralement, sans braquer, un peu comme un serpent.

Mercedes-Benz

Qui a dit que la voiture était synonyme de liberté et garante de la mobilité individuelle? Encore récemment considérée par une grande majorité comme indispensable, l'automobile est de plus en plus souvent perçue comme un fardeau, voire comme le véritable ennemi de l'homme. En effet, plus que tout autre produit du quotidien, elle est mise au pilori pour des raisons climatiques, devenue synonyme de gaspillage des ressources.

Ce ne sont pas les nombreuses voitures électriques déjà présentes ou destinées à être mises sur le marché dans les prochains mois qui y changeront grand-chose... raison pour laquelle Mercedes a décidé de mettre les bouchées doubles en allant puiser l'inspiration à Hollywood. En collaboration avec les utopistes de Disney et le réalisateur James Cameron, les Souabes veulent prouver que la cohabitation homme/machine est possible et que le luxe a encore de l'avenir.

À l'instar d'«Avatar»

Pour ce faire, le constructeur renvoie les plus sceptiques au film «Avatar». Car, pourquoi les humains sur Terre ne seraient-ils pas capable de reproduire ce que les Na'vis ont réussi à faire dans le film le plus populaire de tous les temps sur la planète Pandora, c'est-à-dire gérer les ressources et les amitiés de manière plus réfléchie, allant bien au-delà des formes individuelles d'existence? Gorden Wagener, l'actuel chef du design chez Mercedes-Benz, en est convaincu: «Nous pouvons vivre en harmonie avec la nature.»

Évidemment, tout cela n'est que pure fantaisie et science-fiction, mais on n'en attend pas moins d'une collaboration intercontinentale entre un constructeur automobile et des scénaristes inspirés par des créatures fantastiques bleues parlant aux arbres et protégées par des méduses volantes. C'est que le résultat de cette coopération, qui ne jouera certes aucun rôle dans le film, mais qui devrait être la grande vedette au salon mondial de l'électronique CES à Las Vegas dans les prochains jours, tient étonnamment la route. Quand on sait qu'«Avatar» se déroule en l'an 2154, le Vision AVTR donne le sentiment d'être largement dans l'air du temps.

Des roues déjantées

Quoi qu'il en soit, on peut parfaitement s'imaginer le bolide de près de cinq mètres, tout en courbes, dans une ou deux générations de véhicules. Son profil fastback et sa trentaine de volets mobiles sur le hayon arrière ne sont pas sans rappeler les écailles d'un reptile. Associés aux quelque 20'000 LED, ils mettent le véhicule en scène de manière à évoquer un organisme vivant. En soi, rien de très innovant, étant donné que ces caractéristiques ont déjà pu être observées sur bon nombre de voitures de sport par le passé, à l'instar des portières en aile de mouette, même si celles-ci rappellent plutôt des ailes d'insectes.

Le salon CES de Las Vegas

Les points forts du Consumer Electronic Show, grand-messe des technologies de grande consommation, qui ouvre ses portes au public du mardi 7 au vendredi 10 janvier 2020, recueillis par une équipe du TCS.

On retiendra donc surtout le côté complètement déjanté des roues, éclairées de l'intérieur, selon l'idée du design bionique censé rappeler les calices de fleurs et qui confèrent au véhicule une conduite très particulière. Quasiment aussi hautes que larges, celles-ci sont commandées et entraînées individuellement, ce qui permet au véhicule de se déplacer non seulement d'avant en arrière, mais également latéralement, sans braquer, un peu comme un serpent.

Une batterie sans métaux lourds

Le véhicule est alimenté par une batterie qui, si elle n'est pour l'instant qu'une vision lointaine, s'inscrit à merveille dans une éthique de luxe durable. En effet, on ne retrouve ni métaux lourds, ni terres rares dans les cellules de la nouvelle batterie. Au lieu de se soucier de leur recyclage et de la manière de leur donner «une seconde vie» ou, dans le pire des cas, de la manière de s'en débarrasser, celles-ci finissent tout simplement en compost. Et Gorden Wagener de souligner: «Cela rend l'électromobilité totalement indépendante des ressources fossiles.»

Le concept est évidemment totalement irréaliste et, à l'inverse d'Hollywood, il ne verra certainement pas le jour en Allemagne, pas même dans un siècle. Il véhicule pourtant plusieurs messages qui devraient rassurer à la fois les militants du changement climatique et les passionnés du volant. Les premiers, parce que ledit concept montre la voie du luxe durable et met davantage l'accent sur la coopération que sur la confrontation. Les seconds parce qu'il montre que la voiture pourrait bel et bien perdurer, même dans un siècle.

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