Berne: Mère accusée d’avoir maltraité son enfant

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BerneMère accusée d’avoir maltraité son enfant

Une maman est poursuivie pour tentative d’homicide volontaire sur sa fillette et d’autres infractions potentielles. Les faits se seraient produits entre 2011 et 2014.

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sul/jbm
L’affaire est jugée par le tribunal régional d’Emmental-Oberaargau.

L’affaire est jugée par le tribunal régional d’Emmental-Oberaargau.

Nicole Philipp/Tamedia AG

La liste des délits que cette soignante de 41 ans aurait commis sur son propre enfant est longue. Selon l’acte d’accusation, entre novembre 2011 et juillet 2014, elle aurait obstrué le nez et la bouche de sa fille, née en octobre 2011. Les faits se seraient produits à sept reprises, provoquant chez le nourrisson un manque d’oxygénation du cerveau, des spasmes d’asphyxie et des hématomes. Par ailleurs, elle lui aurait donné de forts sédatifs qui ont fait perdre connaissance à la petite. Et elle aurait également tiré sur la jambe de l’enfant jusqu’à ce qu’elle se casse. Alors que ce dernier acte est prescrit, le tribunal doit se prononcer sur les autres. Des thérapeutes de l’hôpital où l’enfant a été admis ont émis des doutes, et c’est ce qui a déclenché les poursuites.

Mais pour quelle raison la mère aurait fait subir de tels sévices à son enfant? Une tentative de réponse est fournie par le rapport d’un psychiatre. La mère souffrirait du syndrome de Münchhausen par procuration. Les personnes qui en sont atteintes veulent attirer l’attention et la compassion à travers les souffrances, physiques ou psychiques de la victime, en l’occurrence l’enfant.

L’accusée se dit innocente

«Je n’ai rien fait de ce dont on m’accuse», se défend la mère de 41 ans. Quant à savoir pourquoi les actes auraient cessé depuis 2014, un expert médical met en doute la version des parents. Selon lui, une fracture sous le genou de la petite ne peut guère avoir été causée par la chute normale d’un petit enfant.

Interrogée sur sa situation familiale actuelle, l’accusée a pourtant brossé un tableau harmonieux devant la Cour. Il existe une «relation mère-fille tout à fait normale». Selon la mère, sa fille, qui a maintenant 9 ans et qui est toujours suivie par un tuteur, est une enfant ambitieuse et qui va de l’avant. Elle est psychologiquement stable, mais aussi émotionnellement.

Le procès se poursuit ce mardi. Le verdict pourrait intervenir en fin de semaine.

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