Allemagne: Merkel durcit le ton face aux demandeurs d'asile
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AllemagneMerkel durcit le ton face aux demandeurs d'asile

La chancelière allemande veut accélérer le rythme des expulsions, répondant aux préoccupations de l'opinion.

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Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

AFP
Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

Keystone
Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

AFP/archive/photo d'illustration

La chancelière allemande, Angela Merkel, souhaite que le rythme des expulsions des demandeurs d'asile déboutés s'accélère, ont déclaré jeudi 1er septembre à Reuters des parlementaires. Elle s'efforce ainsi de répondre aux préoccupations de l'opinion publique.

Critiquée jusque dans son camp pour son approche conciliante de la crise des migrants, dont près d'un million sont arrivés l'année dernière en Allemagne, Angela Merkel a déploré devant les parlementaires de sa formation politique, que trop de demandeurs d'asile demeuraient sur le sol allemand après avoir vu leur demande rejetée.

«La chose la plus importante dans les mois à venir, c'est le rapatriement, le rapatriement et encore une fois, le rapatriement», a martelé la chancelière citée par des sources de Reuters.

Cette attitude tranche avec celle qu'elle avait jusque-là adoptée, promettant à plusieurs reprises: «Nous pouvons le faire» et refusant de fixer des quotas sur le nombre de réfugiés.

Suffisamment sûrs

Soucieuse d'être réélue l'année prochaine pour un quatrième mandat et alors que deux scrutins régionaux se profilent en l'espace d'à peine trois semaines, Angela Merkel met désormais le projecteur sur les 215'000 migrants dont les demandes d'asile ont été rejetées.

Beaucoup viennent de pays comme le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Albanie, le Kosovo, la Serbie, la Macédoine, la Bosnie le Ghana ou le Sénégal. Ces pays sont jugés suffisamment sûrs par les autorités allemandes pour qu'ils y soient expulsés.

Le ministre allemand de l'intérieur, Thomas de Maizière, a déclaré mercredi lors d'un conseil des ministres que 21'000 personnes avaient été expulsées l'année dernière. Au cours des sept premiers mois de l'année, ce chiffre s'est élevé à 35'000 et il a dit espérer qu'il atteigne au moins 100'000 cette année.

Défaites

Après avoir essuyé en août deux défaites humiliantes aux élections régionales, Angela Merkel a dit à son camp qu'il était important de prendre au sérieux les préoccupations des électeurs.

Dimanche, la CDU est menacée d'arriver troisième dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, derrière le parti anti-immigrants Alternative für Deutschland (AfD) qui récupère peu à peu les voix de conservateurs déçus par la politique de la chancelière.

Un autre scrutin doit être organisé le 18 septembre dans le Land de Berlin et là encore, la CDU risque d'essuyer une lourde défaite. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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