Actualisé 05.03.2012 à 11:12

Présidentielle françaiseMerkel ne veut pas rencontrer Hollande

La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas rencontrer le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande.

Le candidat socialiste ferait l'objet d'un boycott de la part de plusieurs dirigeants européens.

Le candidat socialiste ferait l'objet d'un boycott de la part de plusieurs dirigeants européens.

François Hollande «avait demandé par courtoisie un rendez-vous avec Mme Merkel. Elle a dit qu'elle ne le souhaitait pas», a dit la responsable socialiste Martine Aubry.

Selon le magazine allemand «Der Spiegel», plusieurs conservateurs européens se sont concertés pour boycotter le candidat socialiste, favori des sondages à la présidentielle d'avril et mai prochains.

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre britannique, David Cameron, ont déjà apporté leur soutien au président conservateur, Nicolas Sarkozy, candidat à sa succession. En outre, lors de ses déplacements depuis décembre à Berlin, Rome, Londres, le candidat socialiste n'a rencontré aucun chef de gouvernement.

Une porte-parole du Gouvernement allemand avait déclaré dimanche qu'il n'y avait «pour le moment aucun rendez-vous de prévu» entre Angela Merkel et François Hollande.

La porte-parole avait en revanche démenti, comme l'affirme le magazine «Der Spiegel», qu'il y ait eu un accord entre Angela Merkel, l'Italien Mario Monti, l'Espagnol Mariano Rajoy et le Britannique David Cameron pour ne pas recevoir M. Hollande en raison de son intention de renégocier le pacte budgétaire européen s'il était élu.

Interrogée à ce sujet, Martine Aubry a minimisé et s'est montrée prudente. «C'est un peu inédit si c'est vrai (...) Il ne faut pas en rajouter. Personne ne doute du fait que Nicolas Sarkozy (...) est d'abord le candidat des conservateurs.»

Le ministre français de l'Economie, François Baroin, a pour sa part affirmé qu'il ne peut pas y avoir de front hostile à François Hollande en Europe puisque le candidat socialiste est un «inconnu» sur la scène internationale.

«Je n'imagine pas un axe de chefs d'Etat contre François Hollande, qui est, il faut dire les choses, totalement inconnu sur la scène européenne et internationale», a déclaré M. Baroin.

François Hollande a pour sa part déclaré lundi ne pas accorder «une importance considérable» à une éventuelle alliance de dirigeants européens de droite contre lui, soulignant que «c'est le peuple français qui choisira son prochain président».

«C'est le peuple français qui va choisir son prochain président et c'est le président qui va traiter avec tous les dirigeants européens pour qu'il y ait une europe plus solidaire», a poursuivi M. Hollande. (afp)

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