Affaire Kadhafi: Merz et Calmy-Rey unis face à la Libye
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Affaire KadhafiMerz et Calmy-Rey unis face à la Libye

Hans-Rudolf Merz et Micheline Calmy-Rey ont affiché mercredi un front uni dans le but d'obtenir un rapide retour au pays des deux Suisses retenus à Tripoli.

Lors d'une conférence de presse à Berne, la ministre des affaires étrangères a déclaré être «aux côtés du président de la Confédération pour le soutenir dans l'effort commun».

Dans une lettre du 26 août dernier, les autorités libyennes ont donné l'assurance que le cas serait très vite réglé et que les hommes d'affaires suisses pourraient quitter la Libye, a précisé Hans-Rudolf Merz. Or, ce n'est pas le cas. Malgré cela, la Suisse a décidé de mettre en oeuvre l'accord conclu par le président de la Confédération le 20 août avec Tripoli. Elle attend que la Libye en fasse de même.

Situation démoralisante

Les deux hommes d'affaires se portent physiquement bien, a rappelé le président de la Confédération. Ils peuvent se déplacer librement à l'intérieur du pays et ne sont pas contraints de séjourner dans l'ambassade de Suisse. Leur situation est cependant démoralisante: avec leurs familles, ils subissent une grosse charge psychologique compte tenu de l'insécurité de leur situation. Le Conseil fédéral va donc s'engager pour leur retour rapide au pays.

L'objectif de notre politique extérieure est d'entretenir de bonnes relations avec tous les Etats, a souligné Hans-Rudolf Merz. Le Conseil fédéral entend veiller à ce que des relations diplomatiques normales soient rétablies avec la Libye, que le régime des visas soit à nouveau en place, que les relations commerciales reprennent et qu'il en soit de même pour le trafic aérien.

DFAE en action

Ce contrat signé par le président de la Confédération lie la Suisse sur le plan international et le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de le mettre en oeuvre, a expliqué Micheline Calmy-Rey. La semaine dernière, le gouvernement avait déjà décidé de sa mise en oeuvre: il a confirmé sa décision mercredi. Côté suisse, c'est le secrétaire d'Etat Michael Ambühl qui est en charge du dossier au DFAE. Côté libyen, c'est le vice-ministre aux affaires étrangères Khaled Kaim.

Rappelons que le Parti libéral-radical, le parti de Hans-Rudolf Merz, avait demandé mardi (hier) la suspension de la mise en oeuvre de l'accord en attendant que la Libye tienne parole, notamment par la désignation de son juge au tribunal arbitral de Londres. (ap)

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