«Nous trois ou rien»: Mes chers parents que j'aime
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«Nous trois ou rien»Mes chers parents que j'aime

Pour son premier film en qualité de réalisateur, Kheiron a décidé de rendre hommage à ses parents.

par
Catherine Magnin

Hibat Tabib a manifesté contre le pouvoir en Iran dans les années 1970, passé sept ans en prison avec ses frères, fêté l'avènement de Khomeiny avant de déchanter et de fuir le pays avec sa femme, au péril de leur vie. Il a fait son nid en banlieue parisienne, mettant son expérience et ses idéaux au service d'un projet pour la réinsertion de jeunes en rupture scolaire.

Son fils Kheiron («Bref») est devenu comique et n'a de cesse de rendre ­hommage à ses parents, à leur état d'esprit, jusque dans son premier film en qualité de réalisateur. «Nous trois ou rien» n'a rien d'une hagiographie compassée. C'est une fable parfois noire traversée par un humour ravageur (il faut voir Alexandre Astier dans le rôle du shah d'Iran) érigé en principe vital. Du coup, on en oublie vite les quelques défauts du film.

«Nous trois ou rien»

De et avec Kheiron. Avec Leïla Bekhti, Gérard Darmon, Zabou Breitman.

Sortie le 18 novembre 2015

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