Zurich: «Mes filles étaient mortes de peur»
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Zurich«Mes filles étaient mortes de peur»

Un intrus est entré dans l'appartement d'une famille zurichoise dimanche passé. Il l'a menacée avec un couteau, avant de se faire arrêter.

par
som/dmz
Bilyana, 34 ans et ses deux filles Fatima (6 ans) et Raissa (10 ans).

Bilyana, 34 ans et ses deux filles Fatima (6 ans) et Raissa (10 ans).

Bilyana, 34 ans, rentrait dans son immeuble de Zurich-Altstetten dimanche soir dernier, chargée de lourds sacs. Soudain, elle sent une présence dans son dos. En se retournant, elle tombe nez-à-nez avec un homme, «dans la trentaine». Bilyana lui demande alors s'il cherche quelqu'un. Comme seule réponse, elle entend un: «Toi, je veux te b*****.» Pensant avoir mal compris, cette mère de famille d'origine iranienne rentre chez elle.

Mais l'homme lui emboîte le pas et tente de s'introduire dans l'appartement. Elle le jette dehors et lui demande de s'en aller. L'intrus ne se laisse pas démonter et tambourine à la porte de Bilyana, hurlant son envie d'avoir des relations sexuelles avec elle. «Il criait. Mes deux filles étaient mortes de peur.»

Menace au couteau

S'ensuit une première intervention de la police, prévenue par un voisin. L'homme est prié de s'en aller et Bilyana d'oublier cette histoire. «Quand j'ai voulu porter plainte, il m'ont demandé de rentrer chez moi et de passer au poste le lendemain», déclare-t-elle. Elle s'exécute toutefois, oubliant de verrouiller sa porte.

Une erreur qu'elle regrette deux minutes plus tard, quand l'inconnu déboule dans son appartement et la menace avec un couteau. Heureusement, les policiers, toujours dans l'immeuble, réagissent vite et maîtrisent le malotru.

Interné

Marco Cortesi, porte-parole de la police municipale zurichoise, explique que l'homme a été placé en hôpital psychiatrique après son arrestation. «Pour des raisons de confidentialité, je ne peux toutefois pas dire s'il est toujours interné», poursuit le policier.

Reste que Bilyana et ses filles sont choquées par cette expérience. La mère de famille souhaite déposer plainte le plus tôt possible, mais «les policiers qui sont intervenus ne sont pas revenus au bureau», déclarait-elle mercredi. «Notre famille vit dans la peur maintenant. Mes filles ne dorment plus et ont peur de sortir de la maison.»

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