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Alexandra «Koh-Lanta, les 4 Terres»«Mes filles ne savaient pas où j’allais»

Les deux enfants d’Alexandra n’ont découvert que leur maman participait à «Koh-Lanta» qu’au moment de la diffusion de l’émission.

par
Julienne Farine

Peu de gens auraient misé sur l’habitante du Pays de Gex, à la frontière avec la Suisse, au début de l’aventure. À peine arrivée sur le camp de son équipe, la maman de Lana et Fafali est tombée malade, perdant sa voix et ses forces. C’était compter sans le mental d’Alexandra qui est aujourd’hui l’une des meilleures candidates de «Koh-Lanta, les 4 Terres» et qui épate les autres aventuriers et les téléspectateurs semaine après semaine.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous inscrire à cette émission?

Le dépassement de soi. Ce qui m’a attirée dans «Koh-Lanta», c’est que c’est une aventure de survie à l’autre bout du monde. Faire les épreuves a toujours été un rêve pour moi. Je voulais aussi montrer à mes filles que quand on veut, on peut et montrer que Wonder Woman n’est pas qu’un personnage de fiction et que ça peut aussi être une maman.

Jusqu’à maintenant, considérez-vous que ce but a été atteint?

Ce qui m’importait, c’était les valeurs que représente Wonder Woman: l’honnêteté, la justice, la force, le courage. Donc je trouve que mon but a été atteint, oui. J’ai tenu ce cap de me battre sur les épreuves, de rester honnête dans mes choix et de me transcender. Je voulais montrer qu’on peut aller loin dans l’aventure tout en gardant ses valeurs. Mes filles sont fières de moi.

Comment s’organise-t-on quand on part pour une si longue période à l’autre bout du monde?

J’ai appelé mon papa à la rescousse (elle rit). Il est venu à la maison pour aider mon conjoint et s’occuper des filles.

Vous aviez expliqué à vos enfants ce qui allait se passer?

Elles ne savaient pas où j’allais. Je leur ai dit que j’allais m’absenter un moment pour du travail. C’est vrai que ce n'était pas évident. Quand on a des enfants en bas âge, s’absenter pour une longue période, c’est compliqué.

Quand leur avez-vous dit ce que vous aviez vraiment fait?

Quand l’émission a commencé. C’est quand même mieux de leur faire la surprise. Et comme ce sont des enfants, elles auraient pu en parler autour d’elles, donc il était plus prudent de garder le secret.

Que vous disent les gens qui vous envoient des messages sur les réseaux sociaux?

J’ai beaucoup de messages de soutien, daffection. C’est touchant. J’ai aussi eu quelques messages de personnes qui, au début, avaient un peu de mal à croire en moi et qui maintenant sont fiers de ce que je fais et de la façon dont je représente la région.

Vous avez eu des commentaires négatifs?

Franchement, non, pas vraiment. Je n’ai pas eu de messages de haine. Les réseaux, c’est quelque chose qui me faisait un peu peur au début, donc j’ai été rassurée. J’appréhendais un peu, parce que les téléspectateurs peuvent prendre les choses d’une manière qui ne correspond pas à la réalité.

Quand vous regardez l’émission, ça correspondait à ce que vous avez vécu?

Oui, tout à fait. Je me suis exprimée dans l’aventure et au travers des épreuves. On peut dire ce qu’on veut sur le montage, on voit très bien ce qui s’est passé. Après, de petites choses ne sont pas montrées, mais ce n’est rien d’important.

L’aventure vous a-t-elle changée?

Je me sens changée dans le sens où je m’ouvre plus aux autres. J’ai plus envie de partager, de faire davantage d’activités et de communiquer plus avec mon entourage. Je suis quelqu’un d’assez réservé et dans une aventure comme celle-là, on apprend à connaître les autres aventuriers, on est avec eux tout le temps.

Le décès, le 9 septembre 2020, de Bertrand-Kamal d’un cancer diagnostiqué après le tournage a-t-il eu une influence sur la manière dont vous regardez l’émission?

Sa disparition m'a profondément affectée. Quand on regarde l’émission, on ne peut que penser à lui, elle a été faite pour lui. Il est épatant sur les épreuves, par son courage, son caractère, sa joie de vivre, son sourire. De le voir, c’est beaucoup d’émotions. C’est vraiment dur.



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77 commentaires
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Géraldine

09.10.2020 à 14:51

Stop aux harcelleuses sexuel des filles dans nos établicements scolaires et dans nos rues et c'est vrai, dans les TPG " les frotteuses "

Pascal

09.10.2020 à 14:43

S'habiller en catins, c'est après l'école. Pas pendant.

Merci

09.10.2020 à 14:40

Tapiner oui mais pas pendant les cours.