Mondial 2014: «Messi et Ronaldo arrivent à rendre le football facile»
Actualisé

Mondial 2014«Messi et Ronaldo arrivent à rendre le football facile»

La Suisse affrontera l'Argentine en 8e de finale, mardi à Sao Paulo. Une perspective qui réjouit le défenseur Johan Djourou.

par
Marc Fragnière
Manaus
En 2011 en Champions League, le Genevois (à dr.) avait tenté de récupérer le maillot de «la Puce» (à g.).

En 2011 en Champions League, le Genevois (à dr.) avait tenté de récupérer le maillot de «la Puce» (à g.).

Alors que l'Albiceleste endossera le costume du favori, le Genevois croit en les chances de la Nati. Interview avec un central qui aura fort à faire lors du prochain match.

Johan, place maintenant à l'Argentine. Qu'est-ce que cet horizon suscite en vous?

On ne peut être qu'excité à l'idée de se frotter aux meilleurs! L'Argentine est très forte offensivement. On verra d'ici mardi comment on tentera de stopper cette équipe. Mais si l'on excepte le match cauchemardesque contre la France, on a toujours répondu présent face aux grandes nations.

La tâche ne sera pas simple face à Lionel Messi?

Il n'y aura pas que lui... Avec Agüero (ndlr: le forfait de ce dernier a été annoncé après l'interview, lire ci-dessous), Di Maria et ­Higuain, il y en a, du potentiel devant! A nous de travailler en groupe comme on l'a toujours fait, pour avancer. Mais c'est vrai que Messi est le meilleur joueur du monde. Je l'ai déjà affronté en club, il est époustouflant.

Eternel débat: Messi est-il plus fort que Cristiano Ronaldo?

A mes yeux, oui. J'ai joué contre l'un et l'autre, et Messi m'a le plus impressionné. ­Attention, hein, tous deux sont d'excellents joueurs qui arrivent à rendre le football facile. Ils conjuguent intelligence et facilité.

Ils vous font rêver?

Peut-être quand je suis dans mon salon et que je les regarde jouer à la TV. Mais lorsque je suis sur le terrain face à eux, c'est différent. Il faut essayer de les stopper.

Quelles sont les chances de la Suisse contre les gauchos?

Rien n'a été simple pour eux, face à l'Iran et au Nigeria. Au Mondial, il n'y a que des adversaires de haut niveau. On va se présenter avec l'ambition de passer au tour suivant. On sort d'un match positif, qui nous a fait du bien au moral. On a nos chances!

Tenir et espérer punir les Argentins en contre

Fabian Schär avait jusqu'ici suivi du banc les péripéties de la Nati. A Manaus, il a enfin pu manger du gazon. La blessure de Steve von Bergen a contraint Ottmar Hitzfeld à changer une fois de plus son fusil d'épaule. Insatisfait du rendement de la paire Djourou-Senderos face à la France, l'Allemand s'est ainsi résolu à aligner une charnière inédite contre le Hon­duras. Une décision qui l'a contraint à décaler Djourou au centre-gauche afin d'installer Schär plus à droite. «Je suis content d'avoir pu jouer. Chaque joueur aspire à être sur le terrain», a sans surprise admis le Saint-Gallois.

Alors que sa prestation face à la Bicolor a balayé les doutes relatifs à son état physique, Schär a déjà une idée de la voie à suivre face à l'Argentine: «Si on est tous dans un grand jour, on arrivera peut-être à les contenir et à marquer un goal sur contre.» Un plan qu'il ne reste plus qu'à appliquer.

Shaqiri, ce meneur qui fait l'unanimité

Le positionnement de Shaqiri en No10 a été déter­minant face au Honduras. Il a métamorphosé le jeu de l'équipe de Suisse. Avec «XS» à la baguette, la Suisse a retrouvé de sa superbe. L'essai a été si concluant qu'on ne devrait plus voir le joueur de Bayern quitter le poste de meneur. «Pour moi, il était important que la Suisse construise autour de Shaqiri. Il sait parfaitement comment il doit se comporter en No10», s'est réjoui le sélectionneur après l'incroyable match réalisé par le Bâlois. «Cest là qu'il est le plus efficace. C'est là qu'il arrive le mieux à créer le danger en se retournant. Il profite un maximum des passes courtes dans les intervalles», a rappelé Djourou. Passeur décisif sur deux des trois buts suisses, ­Drmic s'est bien entendu avec Shaqiri, dont il a loué la prestation: «On connaît ses qualités, alors j'ai essayé de le servir au mieux. Xherdan veut toujours prendre la balle et aller de l'avant», a noté le Zurichois avant de faire un voeu: «J'espère qu'on va continuer à lui faire confiance en No10.»

Le plan de Diego Benaglio

Le plan de Diego Benaglio

«On n'ira pas à Sao Paulo pour y admirer le jeu de l'Argentine. On a une autre idée en tête pour ce huitième de finale»

Higuain allume déjà Behrami

Cela n'a pas traîné entre coéquipiers du Napoli. Les habituels «branchages» d'usage ont déjà commencé dès le coup de sifflet final de Honduras-Suisse, mercredi à Manaus. Valon Behrami n'avait pas eu le temps de passer sous la douche quil avait déjà reçu un SMS de Gonzalo Higuain. «En fait ça na pas arrêté tout le printemps! Depuis qu'il y a eu le tirage au sort des groupes, on n'a pas cessé de parler du rendez-vous de São Paulo. Maintenant on y est», a dit le Tessinois. Malheur au vaincu!

Ton opinion