Football - Copa America: Messi pour se consoler, Neymar pour oublier
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Football - Copa AmericaMessi pour se consoler, Neymar pour oublier

Superstars du football mondial, l'Argentin et le Brésilien ont chacun pour mission de conduire leur sélection vers le titre dans la Copa America, dont le coup d'envoi est donné jeudi, au Chili.

Outre l'Argentine de Messi et le Brésil de Neymar, la Colombie de James, le Chili de Vidal et l'Uruguay de Cavani sont de sérieux clients cette année.

Outre l'Argentine de Messi et le Brésil de Neymar, la Colombie de James, le Chili de Vidal et l'Uruguay de Cavani sont de sérieux clients cette année.

Présentée comme la favorite de la compétition quasi-centenaire (créée en 1916), l'Argentine, finaliste malheureuse de la Coupe du monde l'été dernier au Brésil, s'avance sur le sol de son voisin chilien avec une impressionnante armada offensive.

Emmenée par son capitaine Leo Messi, mais avec dans ses rangs, aussi Sergio Agüero, meilleur buteur du Championnat d'Angleterre (26), le Napolitain Gonzalo Higuain et le Turinois Carlos Tevez, l'Argentine a de quoi faire au moins aussi bien qu'au Brésil l'an dernier.

«Si cette génération ne gagne rien, nous allons nous en vouloir toute notre vie», reconnaît le «Kun» Agüero.

Mais si les joueurs de Gerardo Martino, arrivé en août dernier aux commandes de l'«Albiceleste», veulent mettre fin à 22 ans de disette - l'Argentine a remporté sa dernière Copa America en 1993 - et se consoler de la déception du Mondial brésilien, ils devront mater une féroce concurrence.

Pluie de stars

Car la 44e édition du tournoi offre une pluie de stars; outre Messi et Neymar, le Colombien James Rodriguez, le Chilien Alexis Sanchez ou encore l'Uruguayen Edinson Cavani... Et sept équipes mondialistes engagées - Argentine, Brésil, Colombie, Uruguay, Chili, Mexique et Equateur - sont la promesse d'une compétition exceptionnellement relevée et la garantie de chocs dès le premier tour. Au menu ainsi, Argentine-Uruguay le 16 juin et Brésil-Colombie le lendemain.

Fraîchement débarqué d'Europe, auréolé d'un triomphe en Champions League avec le FC Barcelone, Messi estime qu'il s'agit d'«une des Copas America les plus homogènes». Mais il prévient: ses coéquipiers et lui arrivent «en meilleure forme» que l'été dernier.

Tourner définitivement la page

Humilié 7-1 par l'Allemagne en demi-finales de son Mondial, le Brésil doit lui impérativement rebondir. Depuis qu'il a pris ses fonctions il y a moins d'un an, Dunga a construit une nouvelle équipe, fait de Neymar (23 ans) son capitaine et réalisé un sans-faute en matches amicaux (9 succès).

Au Chili, le sélectionneur passe son premier test grandeur nature, avec une ambition à l'esprit: offrir à la Seleçao une nouvelle Copa America, huit ans après la dernière, conquise lors de son premier passage sur le banc brésilien.

Messi et Neymar réunis, le grand absent du tournoi est le troisième membre du trident magique du Barça, Luis Suarez. L'Uruguayen, sanctionné par la Fifa pour avoir mordu une épaule de l'Italien Giorgio Chiellini lors du Mondial-2014, n'a pas fini de purger sa suspension (9 matches en sélection).

Même sans son «Pistolero», la «Celeste», tenante du titre, reste compétitive. Entré dans une nouvelle ère, sans ses deux Diego, Forlan et Lugano, l'Uruguay mise sur son «Matador», le Parisien Edinson Cavani, actuellement en grande forme (18 buts en Championat de France cette saison), pour tenter de décrocher la 16e Copa America de son histoire.

De bonnes sensations en Colombie

Il faudra aussi compter sur la Colombie, surprenante quart-de-finaliste au Brésil, et son joueur vedette James Rodriguez (23 ans), révélation et meilleur buteur (6 buts) de la compétition l'été dernier. Un parcours qui autorise les hommes du sélectionneur argentin José Pekerman à rêver en grand.

«J'ai beaucoup d'espoir et j'ai de bonnes sensations», confie ainsi le joueur du Real Madrid.

«Le moment d'accomplir de grandes choses»

A domicile, le Chili espère lui profiter de sa génération dorée, dans le sillage de Sanchez, Arturo Vidal et du gardien Claudio Bravo, pour s'adjuger enfin sa première Copa America. La «Roja», déjà quatre fois finaliste (1955, 1956, 1979, 1987), pourrait ainsi quitter le club des équipes sud-américaines ne l'ayant jamais remportée, où elle figure encore aux côtés de l'Equateur et du Venezuela.

«Je crois que le groupe va gagner. C'est le moment d'accomplir de grandes choses», veut croire Sanchez.

Les Chiliens, qui avaient fait trembler le Brésil jusqu'aux tirs au but en 8es de finale de la Coupe du monde, défient jeudi l'Equateur en match d'ouverture au Stade national de Santiago. (afp)

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