Intervention de la BNS sur les marchés des devises: Mesure d'exception pour situation grave, selon Thomas Jordan
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Intervention de la BNS sur les marchés des devisesMesure d'exception pour situation grave, selon Thomas Jordan

La BNS n'a pas mené de «guerre des devises» en prenant des mesures pour éviter que le franc ne s'apprécie face aux autres monnaies, estime Thomas Jordan, membre de la direction de l'institut.

«Dans la situation actuelle, le franc ne doit pas continuer à s'apprécier face à l'euro», explique M. Jordan, numéro trois de la Banque nationale suisse (BNS), dans une interview à l'hebdomadaire «Sonntag». S'il devait continuer à s'envoler, l'industrie exportatrice serait lésée face à ses concurrents alors que plane la menace d'une forte hausse du taux de chômage en Suisse.

Le 12 mars, tout en annonçant une nouvelle baisse de son taux directeur, la banque centrale helvétique avait révélé une série de mesures exceptionnelles pour contrer la hausse de la monnaie helvétique face aux autres monnaies. La banque centrale a acquis des obligations en francs de débiteurs privés et acheté des devises sur les marchés des changes.

Les mesures ont eu des effets rapides. Le jour de l'annonce, le franc a fortement perdu du terrain face à l'euro, passant de 1,47 franc en matinée à 1,52 en début d'après-midi. Vendredi dernier, la monnaie helvétique s'échangeait à 1,53 franc contre l'euro.

(ats)

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