26.11.2015 à 21:13

Attentats à Paris

Mesures antiterroristes pas toujours très au point

Dénonciations vagues, violences, mesures arbitraires... Les cas se multiplient depuis le début de l'état d'urgence.

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arg/afp
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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Plus de 1200 perquisitions, des interpellations et des assignations à résidence par centaines. Depuis treize jours, les forces de l'ordre françaises peuvent employer les grands moyens. L'état d'urgence voté pour une durée de trois mois après les attentats de Paris leur donne une latitude accrue dans la traque des terroristes.

Les opérations musclées ont déjà débouché sur des dérives. Le 19 novembre à Nice, un commando a blessé une fillette de 6 ans en défonçant sa porte lors d'une perquisition nocturne. Ils s'étaient trompés d'appartement.

«Le Monde» a aussi rapporté l'irruption d'une dizaine de policiers en tenue d'intervention dans un resto bondé de la banlieue parisienne, en plein service du samedi soir. Cette semaine, c'est un non-voyant avignonnais de 21 ans qui a été dénoncé par une voisine, intriguée par le fait que le jeune s'était rasé la barbe. Il doit à présent pointer trois fois par jour au poste de police, loin de chez lui et sans accompagnant.

«Démarche citoyenne» qui tourne mal

D'autres cas ubuesques ont été racontés par la presse, comme celui d'un couple qui avait signalé aux autorités le départ de plusieurs de leurs proches en Syrie. Une «démarche citoyenne», selon leur avocate... mais qui leur vaut aujourd'hui une assignation à résidence. Justement à cause de leurs contacts avec la Syrie.

Des élus ont appelé mercredi le Parlement à un «devoir de vigilance» sur l'état d'urgence, surtout sur les «assignations à résidence qui ne s'appuient pas sur des éléments précis», a déclaré le communiste André Chassaigne.

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