Progression du nombre de demandeurs d'asile: Mesures d'urgence prises à Neuchâtel
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Progression du nombre de demandeurs d'asileMesures d'urgence prises à Neuchâtel

Le gouvernement neuchâtelois a annoncé vendredi l'ouverture d'urgence aux Hauts-Geneveys d'un lieu d'hébergement pour requérants d'asile.

Cette décision doit permettre de faire face à l'explosion de 30% des demandes d'asile constatées au niveau national.

Un abri de la Protection civile (PC) va être ouvert d'ici le 15 novembre aux Hauts-Geneveys pour l'accueil du quota de réfugiés attribué à Neuchâtel par la Confédération, a indiqué vendredi le conseiller d'Etat Bernard Soguel, lors d'une conférence de presse. Selon lui, la solution d'urgence retenue est provisoire.

Parallèlement, le canton recherche un nouveau lieu d'hébergement, pour parer à la probabilité d'une recrudescence des demandes d'asile. La saturation menace le centre d'accueil de Couvet, dans le Val-de-Travers, d'une capacité de 90 places, a précisé le conseiller d'Etat.

Selon lui, la Confédération a confié à Neuchâtel l'accueil de 31 nouveaux réfugiés au mois d'août, 39 en septembre et 43 en octobre. Cette accroissement découle de l'intensification des conflits en Erythrée, Somalie, Irak, Afghanistan et Sri Lanka, ainsi que de la situation sécuritaire précaire en Géorgie et au Nigéria.

Christoph Blocher

L'ouverture d'un nouveau lieu d'accueil aux Hauts-Geneveys confirme l'échec prévisible de la politique d'asile de l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, a ajouté Bernard Soguel. L'afflux de réfugiés dépend de conditions extérieures qu'il n'est pas possible de déterminer d'un point du vue intérieur.

Le centre d'hébergement des Hauts-Geneveys sera réservé aux requérants d'asile déboutés et à ceux frappés d'une décision de non entrée en matière (NEM). Il est préférable que ces personnes réfractaires à l'idée de quitter la Suisse ne s'évanouissent pas dans la nature et ne viennent grossir le rang des clandestins.

Inconséquence

Les cantons qui ne se soucient pas des NEM et des personnes déboutées ne font que reporter le problème sur les centres urbains, où se concentrent les clandestins, a ajouté Bernard Soguel. Cette évolution de la situation était tout à fait prévisible, mais n'a pas été envisagée sérieusement au niveau fédéral.

(ats)

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