Actualisé 20.04.2006 à 20:56

Mesures de pollution incomplètes

L'Etat veut débloquer plus de 1,3 million de francs pour renouveler les stations de mesure de la pollution de l'air. Le Grand Conseil en débattra mardi.

Trop vieilles. Les sept stations fixes que compte le canton ont été mises en place il y a plus de quinze ans. «Elles sont usées, et le logiciel de traitement des données ne correspond plus aux standards informatiques actuels», explique Henri Rollier, chef du Service de l'environnement et de l'énergie. «Un nouvel appareil de mesures est également prévu dans l'Ouest lausannois.»

L'usure du matériel a-t-elle faussé les chiffres de la pollution de l'air? «Non, les mesures sont exactes, mais le renouvellement des stations permettra d'obtenir des résultats plus complets», précise le syndic de Lausanne, Daniel Brélaz.

Seule la station de Lausanne, à la rue César-Roux, ne sera pas renouvelée, car elle dépend de la Confédération. Mais, selon Henri Rollier, son emplacement est critiquable: «La mesure doit être représentative de ce que respire la population, et on ne passe pas sa vie dans cette rue.» Les six autres points de mesures appartenant à l'Etat de Vaud, situés à Epalinges, Montreux, Morges, Nyon, Ollon et Yverdon, forment le réseau Vaud'Air. Si les députés acceptent l'investissement, le système sera compatible sur le plan national et international.

Lausanne reste sous le smog malgré l'arrivée du printemps. Le taux de particules fines mesuré hier soir était de 30 microgrammes par mètre cube, la valeur limite journalière étant fixée à cingt.

Caroline Goldschmid

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