Actualisé 26.11.2015 à 14:06

Avion russe abattu

Mesures de rétorsions russes contre Ankara

Le Premier ministre russe a demandé à son gouvernement de préparer d'ici à deux jours une série de mesures après «l'acte d'agression» de la Turquie.

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09.08 Le président russe Vladimir Poutine a déclaré s'attendre à un «travail difficile pour «réanimer la coopération économique» avec la Turquie, à l'issue d'une rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, après neuf mois de crise diplomatique.

09.08 Le président russe Vladimir Poutine a déclaré s'attendre à un «travail difficile pour «réanimer la coopération économique» avec la Turquie, à l'issue d'une rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, après neuf mois de crise diplomatique.

epa/Anatoly Maltsev
04.04 Un Turc accusé par Moscou d'avoir tué un pilote militaire russe qui s'était éjecté au-dessus de la Syrie après que son bombardier eut été détruit par la chasse turque en novembre a été placé en détention, a annoncé l'agence turque Dogan. Ankara a manifesté sa volonté d'apaiser son contentieux avec Moscou.

04.04 Un Turc accusé par Moscou d'avoir tué un pilote militaire russe qui s'était éjecté au-dessus de la Syrie après que son bombardier eut été détruit par la chasse turque en novembre a été placé en détention, a annoncé l'agence turque Dogan. Ankara a manifesté sa volonté d'apaiser son contentieux avec Moscou.

30.01 Ankara a convoqué l'ambassadeur russe pour lui faire part de sa «ferme condamnation» d'une nouvelle violation de son espace aérien, deux mois après qu'un bombardier russe a été abattu par la chasse turque.

30.01 Ankara a convoqué l'ambassadeur russe pour lui faire part de sa «ferme condamnation» d'une nouvelle violation de son espace aérien, deux mois après qu'un bombardier russe a été abattu par la chasse turque.

AFP/Adem Altan

Dmitri Medvedev veut sanctionner la Turquie, qui a abattu mardi un bombardier russe à la frontière syrienne.

Ces mesures concerneront aussi bien le commerce que les investissements, ainsi que l'emploi, le tourisme, le transport aérien ou encore la sphère culturelle, a précisé le chef du gouvernement lors d'un conseil des ministres retransmis à la télévision.

Le Premier ministre a donc demandé au gouvernement «de mettre en oeuvre un ensemble de mesures, dans les sphères économiques et culturelles, en réaction à l'acte d'agression» de la Turquie.

«Je propose que tout cela soit fait dans un délai de deux jours afin de passer le plus vite possible aux procédures nécessaires», a-t-il précisé.

Projets gelés

Sans entrer dans les détails, il a laissé entendre que des projets conjoints pourraient être suspendus, les droits de douane augmentés, les déplacements des avions turcs dans l'espace aérien russe limités comme ceux des bateaux turcs dans les eaux territoriales russes. L'utilisation de la main-d'oeuvre turque en Russie pourrait aussi être affectée.

Il a cité de possibles limitations aux importations de produits alimentaires turcs, alors que le Ministère de l'agriculture a annoncé dès jeudi matin un renforcement des contrôles, officiellement pour des motifs sanitaires.

Selon Dmitri Medvedev, «des accords et projets d'investissements pourront être gelés ou tout simplement abandonnés», a-t-il prévenu.

Averti «dix fois en cinq minutes»

L'aviation turque a abattu mardi près de la frontière syrienne un avion russe Su-24 qui revenait d'une mission de combat. Ankara affirme que l'appareil volait dans son espace aérien et qu'il a été averti «dix fois en cinq minutes», tandis que Moscou assure qu'il survolait le territoire syrien et n'a pas été prévenu avant d'être touché.

Un des deux pilotes à bord a été tué depuis le sol alors qu'il descendait en parachute, selon Moscou. Le deuxième a regagné sa base après deux opérations de sauvetage qui ont coûté la vie à un soldat russe. (nxp/afp)

Erdogan défend son engagement «incontesté» contre l'EI

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a répondu jeudi aux accusations de complaisance avec les djihadistes lancées par son homologue russe Vladimir Poutine. Il a affirmé que l'engagement de son pays contre le groupe Etat islamique (EI) était «incontesté». M. Erdogan a en outre défié la Russie de prouver que la Turquie achetait du pétrole à l'EI. Il a déclaré que «ceux qui nous accusent d'acheter du pétrole à Daech (acronyme arabe de l'EI) ont l'obligation de prouver leurs allégations. Sinon, vous êtes des calomniateurs», a lancé l'homme fort de la Turquie.

(NewsXpress)

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