Actualisé 22.01.2014 à 18:26

Vaud - Claude D.Métraux nie avoir dissimulé des faits

Face aux accusations d'un député PLR vaudois, le gouvernement a tenu à remettre les pendules à l'heure, mercredi.

Le gouvernement vaudois réfute les allégations d'un député dans le suivi de Claude D., meurtrier présumé de Marie. Les deux rapports mentionnés par l'élu «n'ont pas la teneur» reproduite dans l'interpellation déposée mardi au Grand Conseil.

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, le Département des institutions et de la sécurité (DIS) prend position sur l'interpellation qui le mettait «directement en cause». «Il réfute les allégations de dissimulation».

Transparence affirmée

La Commission de haute surveillance du Tribunal cantonal (CHSTC) a reçu tous les documents qu'elle avait demandés. Quant à l'expert Felix Bänziger, il a eu accès «à l'entier du dossier» pour rédiger son rapport.

Se basant sur de «récentes informations», le député PLR et avocat Marc-Olivier Buffat affirme que la situation est en fait très différente de celle que les autorités ont présentée jusqu'à présent. Deux rapports iraient même en sens contraire de la version officielle: loin de soutenir que Claude D. devait être réincarcéré, ils auraient été «très élogieux» envers le détenu.

Conseillère d'Etat choquée

«Je conteste absolument les allégations», a lancé la conseillère d'Etat Béatrice Métraux sur les ondes de la RTS. Elle s'est dite «extrêmement choquée» que l'on puisse l'accuser de dissimulation. «Monsieur Buffat se trompe», a-t-elle ajouté en insistant sur le fait que l'on ne pouvait «pas aller au-devant des demandes» des parlementaires, notamment en raison de l'enquête pénale en cours.

Selon le député, le premier rapport, qui date de mars 2013, «donne un jour tout à fait favorable aux conditions dans lesquelles se déroulaient les arrêts domiciliaires de Claude D.». Le texte serait «très élogieux et presque dithyrambique» envers celui qui est accusé d'avoir tué Marie près de Payerne (VD) le 13 mai.

Neuf questions

Le deuxième rapport date de fin avril et fait suite à «une réunion interdisciplinaire». Il n'indique nullement une volonté de réincarcérer Claude D. Il est également «très élogieux» à l'endroit de cette personne, selon Marc-Olivier Buffat qui pose dans ce contexte neuf questions au Conseil d'Etat.

Les suites de la mort de Marie et les responsabilités des divers intervenants restent très controversées. Contrairement à Genève où le gouvernement a déclaré que l'Etat avait failli, les diverses parties se renvoient la balle dans le canton de Vaud.

Bataille rangée

La juge d'application des peines, qui a remis Claude D. en liberté, a été prise pour cible par la CHSTC, ce qui a déclenché la colère du Tribunal cantonal au nom de la séparation des pouvoirs. Le gouvernement a lui-même répété que ses services n'avaient rien à se reprocher et pointé du doigt la justice.

Pour corser le tout, l'expert Felix Bänziger a conclu qu'aucun comportement répréhensible ne peut être reproché à qui que ce soit. Fin novembre, le Grand Conseil a demandé un avis de droit sur les compétences de la CHSTC. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!