Enrico Letta: Mettre en œuvre l'union bancaire sans attendre
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Enrico LettaMettre en œuvre l'union bancaire sans attendre

Le chef du gouvernement italien a présenté mercredi la réalisation de l'union bancaire comme la première priorité de l'Union européenne, jugeant qu'«il ne faut pas perdre du temps».

Rome et Paris sont sur la même longueur d'ondes. (AFP)

Rome et Paris sont sur la même longueur d'ondes. (AFP)

Enrico Letta, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'Élysée au côté du président français, a estimé que pour lutter contre le chômage - particulièrement le chômage des jeunes qui est «un vrai cauchemar» en Italie -, «la première des conditions» était de permettre aux entreprises de bénéficier de faibles taux d'intérêt. «C'est pour cela que nous croyons que l'union bancaire, comme François (Hollande) vient de le dire, elle est là, on l'a décidée, il faut la faire, il ne faut pas perdre du temps sur cela», a-t-il ajouté, «c'est le premier grand point de solution, de succès (...) entre les quatre».

S'exprimant en français il a cité aussi les objectifs de l'«union économique, fiscale» et de «l'union politique». M. Hollande a confirmé de son côté que lors de l'entretien avec M. Letta avait été abordée cette union bancaire «à laquelle nous sommes très attachés». C'est un des résultats, a dit le chef de l'État français, de l'action menée ces derniers mois «avec l'Allemagne, avec l'Italie, avec les grand pays qui étaient conscients que nous devions avoir des instruments de supervision des banques, de résolution des crises et de garantie pour les dépôts». «Et si nous voulons apporter de la liquidité à nos entreprises, si nous voulons que la banque centrale puisse intervenir dans de bonnes conditions, il nous faut parvenir à l'union bancaire selon le calendrier prévu», a encore souligné François Hollande.

Les dirigeants européens se sont mis d'accord en décembre sur les grandes lignes d'une supervision unique des banques au sein de la zone euro, sous la direction de la BCE, qui doit être opérationnelle en mars 2014. Il s'agit d'une première étape vers une union bancaire, qui devra mettre en place un mécanisme de démantèlement des banques en faillite et assurer une garantie des dépôts à laquelle s'oppose pour l'instant Berlin. Pour l'heure, seules les modalités et le calendrier du superviseur bancaire ont été fixés. (afp)

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