Euro 2016: Meunier a endormi la concurrence
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Euro 2016Meunier a endormi la concurrence

La Belgique se cherchait un latéral droit. Elle l'a trouvé en plein Euro 2016 et ne s'y attendait pas forcément.

par
Robin Carrel
Marseille
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L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)

L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)

Reuters/Rafael Marchante
Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)

Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)

Keystone/EPA/ANTONIO COTRIM
Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers célèbrent la victoire avec leurs supporters, à Alameda D. Afonso Henriques. (Lundi 11 juillet 2016)

Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers célèbrent la victoire avec leurs supporters, à Alameda D. Afonso Henriques. (Lundi 11 juillet 2016)

Keystone/EPA/ANTONIO COTRIM

Il y a encore quelques semaines, Thomas Meunier devait partir en vacances et regarder le Championnat d'Europe devant sa télévision. Mais voilà, une cascade de forfaits dans la défense des Diables Rouges et l'absence de vrais spécialistes sur le flanc droit a offert une chance à celui qui évolue depuis cinq ans au Club Bruges. Il a entamé la compétition comme remplaçant, puis a enchaîné comme titulaire à part entière.

Pas prévu dans les 23

L'homme n'était de loin pas le premier choix de Marc Wilmots. En préparation, c'est le demi défensif Alex Witsel qui occupait le poste de «back droit», comme on dit au Plat Pays. Lors du match d'ouverture, c'est le défenseur central de l'Impact de Montréal Laurent Ciman, qui a été testé à un poste qui n'est pas non plus vraiment le sien. Puis, après la défaite cinglante contre l'Italie (0-2), le sélectionneur belge a fini par donner sa chance à Meunier. Ce dernier l'a saisie et ne compte pas la lâcher de si tôt.

Comme pas mal de latéraux modernes, le joueur formé au Royal Excelsior de Virton est un ancien attaquant reconverti. La grosse différence du natif de Sainte-Ode dans la Province de Luxembourg, c'est sa taille. Quand il promène son mètre 91 sur son côté, il peut tout emporter. Il a d'ailleurs marqué 8 buts et délivré 13 passes décisives lors de ses deux dernières saisons en club. Depuis que Meunier a récupéré le poste de latéral droit avec la sélection, il brille surtout pour son jeu offensif. Le Belge a délivré une passe décisive contre l'Irlande à Witsel au 1er tour.

Peinture et BD

Mais celui qui compte huit sélections avec les Diables a aussi montré ses limites dès qu'il s'agit de défendre. Il est bien souvent laissé livré à lui-même par les talentueux milieux offensifs de son équipe (Hazard, De Bruyne, mais surtout Carrasco ou Mertens à droite) et se retrouve vite en difficulté. Cela n'a pas empêché le Paris St-Germain de se pencher sur son cas. L'homme de 24 ans devrait d'ailleurs y signer à la sortie de l'Euro et enfin découvrir la Champions League, lui qui n'a, jusqu'ici, goûté qu'à ses qualifications et à l'Europa League.

Attention donc au côté gauche du pays-de-Galles vendredi soir. Même si le 3-5-2 des Britanniques fait surtout la part belle à sa force axiale. Pas de quoi faire peur à un homme qui, avant de s'engager avec Bruges, égayait ses été en travaillant comme postier ou chez un équipementier automobile. Quand on aime aussi bien la bande dessinée que la peinture, on montre une capacité d'adaptation intéressante. Comme sur le terrain, finalement.

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