Meurtre de Valentin: le suspect ne reconnait pas les faits
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Meurtre de Valentin: le suspect ne reconnait pas les faits

Le marginal soupçonné du meurtre sauvage d'un enfant de 11 ans n'a pas avoué les faits, bien que son ADN correspond à celui retrouvé sur le lieu du crime.

Le couple de marginaux interpellé la veille dans l'enquête sur la mort du petit Valentin était toujours entendu lundi par les enquêteurs. La garde des Sceaux Rachida Dati a confirmé que l'ADN de l'homme présenté comme le principal suspect correspondait à celui retrouvé sur les lieux du meurtre. Sa compagne, elle, pourrait n'être mise en examen que pour non dénonciation de crime, selon le procureur.

Stéphane Moitoiret, 39 ans, et sa compagne Noëlla Hego, 48 ans, interpellés dimanche en Ardèche, n'avaient pas reconnu les faits lundi, a expliqué le procureur de la République de Bourg-en-Bresse Jean-Paul Gandolière, lors d'une conférence de presse à Ambérieu-en-Bugey (Ain).

Ils «tiennent des propos très incohérents sur une mission divine qu'ils seraient venus effectuer depuis l'Australie», a-t-il rapporté. «La femme a l'air un peu plus lucide que l'homme.

La garde à vue du couple doit prendre fin mardi à 14h10, a précisé le représentant du ministère public. Stéphane Moitoiret devrait ensuite, si son état de santé mentale le permet, être déféré au parquet. Pour l'heure, l'état de santé du couple a été jugé compatible avec sa garde à vue, a confié à l'AP l'un des enquêteurs, à l'issue de deux examens médicaux pratiqués par des médecins.

La garde des Sceaux Rachida Dati, venue lundi à Bourg-en-Bresse, a demandé au procureur d'ouvrir une information judiciaire sur la qualification de «meurtre sur mineur de 15 ans avec actes de barbarie». «J'y tiens absolument», a expliqué la ministre de la Justice qui a rappelé que «l'individu encourt la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 30 ans».

«L'empreinte ADN trouvée sur le jogging de l'enfant correspond à l'empreinte ADN de la personne interpellée et placée en garde à vue», a confirmé la ministre de la Justice.

De son côté, Noëlla Hego «pourrait n'être mise en examen que pour non dénonciation de crime car aucun témoin ne l'a vue le soir du crime à Lagnieu (Ain) et aucun élément scientifique ne permet d'établir qu'elle était sur les lieux du crime», d'après le procureur.

Mme Dati et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie ont par ailleurs rencontré lundi à la mairie de Porcieu en Isère la famille du petit Valentin. Les deux ministres, venues dans l'Ain féliciter les enquêteurs, sont arrivées peu après midi à la mairie de la commune où résident les parents de l'enfant pour un entretien à huis clos d'une demi-heure.

Les obsèques de Valentin auront lieu mardi après-midi à 14h à Hières-sur-Amby (Isère), à quelques kilomètres de Porcieu, dans la commune d'où est originaire la famille de sa mère. Plus d'un millier de personnes sont attendues pour la cérémonie, selon la gendarmerie.

Le petit garçon de 11 ans avait été retrouvé le 29 juillet peu après 0h, lardé de 44 coups assenés au thorax et à la gorge par un objet tranchant, à une trentaine de mètres de la maison où il passait ses vacances dans le centre ville de Lagnieu dans l'Ain. (ap)

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