Agression à Thörishaus (BE): Meurtre et viol post-mortem: l'homme est libre

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Agression à Thörishaus (BE)Meurtre et viol post-mortem: l'homme est libre

L'homme qui avait assassiné et violé post-mortem une conductrice de taxi en 1997 ne retournera pas sous les verrous.

Keystone/Archive/photo d'illustration

Un homme de 42 ans, condamné pour l'assassinat d'une conductrice de taxi à Thörishaus (BE) en 1997 et qui a fini de purger sa peine de 20 ans de réclusion en janvier, ne retournera pas en prison. Le Ministère public bernois a retiré son recours contre sa libération.

Il faut continuer sur le chemin choisi il y a 20 ans, a affirmé pour expliquer cette décision la procureure. Le tribunal d'arrondissement de Berne a auditionné mardi matin la responsable de l'expertise psychiatrique de l'individu. Cette dernière a dépeint une nouvelle soumission de cet homme au régime pénitentiaire non seulement comme «inhumaine», mais aussi comme contre-productive.

L'experte a néanmoins recommandé d'intensifier les thérapies afin de réduire les risques de récidive. Le tribunal d'arrondissement a fait sienne cette suggestion. L'encadrement par les autorités d'exécution des peines et des mesures sera plus intense, les contrôles seront plus rigoureux, et un «scénario d'urgence» sera mis au point.

Meurtre et viol

La juge a aussi exhorté l'homme à rester dans les clous pour ne pas devoir retourner en prison manu militari. Au cours de la nuit du 31 décembre 1997, le meurtrier, alors âgé de 23 ans, avait attaqué une conductrice de taxi de 41 ans qu'il ne connaissait pas pour la tuer de sang-froid. Il avait ensuite violé la dépouille de sa victime.

La justice avait conclu à l'assassinat: le prévenu avait planifié le viol, s'était lourdement armé et avait mené son forfait jusqu'à terme alors qu'il aurait pu éviter cette fin tragique à tout moment.

L'homme avait été emprisonné en 2000, avant d'être libéré en janvier dernier. Le tribunal régional avait refusé de prolonger la peine de cinq ans, estimant que le risque de récidive grave était mineur. Le Ministère public bernois s'était alors fendu d'un recours devant le tribunal d'arrondissement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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