France – Meurtre il y a 27 ans: le suspect a reconnu les faits
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FranceMeurtre il y a 27 ans: le suspect a reconnu les faits

Jeudi, un homme qui a été récemment trahi par son ADN a avoué avoir tué une jeune fille de 17 ans, en 1994, en France.

En mai 1994, le corps lacéré de coups de couteau de Nadège Desnoix, 17 ans, avait été découvert au bord d’un chemin.

En mai 1994, le corps lacéré de coups de couteau de Nadège Desnoix, 17 ans, avait été découvert au bord d’un chemin.

Reuters

L’homme interpellé mardi, car son ADN correspond à celui retrouvé sur les lieux du meurtre d’une lycéenne en 1994 à Château-Thierry (Aisne), a reconnu être l’auteur de ce crime, apportant un début de réponse à la famille, a annoncé jeudi le parquet.

«Interpellé le 30 novembre en Ille-et-Vilaine où il travaille, l’individu a reconnu au cours de sa garde à vue qu’il était l’auteur de ce fait» a rapporté le procureur de la République de Soissons, Julien Morino-Ros, dans un communiqué de presse. «Présenté devant la magistrate instructrice, l’individu a fait des déclarations spontanées par lesquelles il a maintenu ses propos», ajoute le procureur. Cet homme de 55 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Pas de violence sexuelle

En mai 1994, le corps lacéré de coups de couteau de Nadège Desnoix, 17 ans, avait été découvert au bord d’un chemin à proximité du lycée technique où elle était élève en classe de première. L’adolescente n’avait pas subi de violences sexuelles, selon l’autopsie réalisée après les faits. Domiciliée à une quinzaine de kilomètres de son lycée, elle avait pris un car très tôt le matin pour se rendre en cours.

À l’époque des faits, le mis en examen résidait en Seine-et-Marne, à une trentaine de kilomètres de Château-Thierry, souligne Julien Morino-Ros. Cet homme a ensuite été condamné en 1997 à Meaux pour des faits d’agression sexuelle sur mineure puis en 2002, aux assises, pour des faits de viol commis en 2000, indique le communiqué du procureur.

Son profil génétique, récemment intégré au fichier national des empreintes génétiques à la suite d’une procédure pour violences conjugales, correspond à un profil ADN masculin prélevé sur la scène du crime. Les nouvelles investigations se sont succédé dans l’enquête sur ce «cold case» depuis le début de l’année, de nouvelles réquisitions étant prises pour comparer cet ADN avec ceux des personnes fichées.

«Années de souffrance»

À la suite de cette mise en examen, les parents, frères et sœurs de Nadège Desnoix ont remercié, par le biais d’un communiqué de leur avocat Arnaud Miel, «les services d’enquête et judiciaires qui n’ont jamais cessé malgré le temps qui s’écoule, de rechercher l’auteur de cet homicide».

«Les années de souffrance, de quête incessante de la vérité et de l’identité de la personne qui a donné de manière atroce la mort à Nadège, trouvent en cette journée, enfin, un début de réponse aux innombrables questions qui les hantent», poursuit Me Miel, notant que cette nouvelle étape judiciaire constitue «une épreuve supplémentaire pour eux mais nécessaire à la manifestation de la vérité».

(AFP)

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