Actualisé 15.12.2015 à 16:48

GenèveMeurtrier de son ex-femme bientôt jugé

Le Ministère public a déposé lundi son acte d'accusation contre un homme accusé d'avoir abattu son ancienne épouse de sept balles au niveau de la tête, en 2014.

de
comm
1 / 4
Fleurs, bougie et message avaient été déposés devant la porte de l'appartement de la victime, dans le quartier de Sécheron.

Fleurs, bougie et message avaient été déposés devant la porte de l'appartement de la victime, dans le quartier de Sécheron.

mag
mag
Le corps de la victime a été découvert en bas de cet escalier.

Le corps de la victime a été découvert en bas de cet escalier.

mag

Les faits se sont produits dans un immeuble de Sécheron en fin de soirée, le 13 juin 2014. Après avoir raccompagné son fils au domicile de son ex-femme, l'accusé discutait avec cette dernière dans le hall de l'immeuble, lorsqu'il a pointé son pistolet semi-automatique sur le front de la victime et a tiré cinq fois, relate le communiqué du Ministère public.

L'acte d'accusation retient que le prévenu, un Européen alors âgé de 35 ans, s'est ensuite approché du corps avant de faire feu à cinq nouvelles reprises en direction de la tête de son ex-femme, une Mexicaine de 42 ans, déjà décédée et gisant au sol. Ce sont au total sept projectiles qui ont atteint la victime au niveau de la tête. L'homme, divorcé de la mère de ses deux enfants, se trouvait à Genève afin d'exercer son droit de visite.

Préméditation

En charge de la procédure, le procureur Joël Schwarzentrub retient que l'auteur a prémédité son geste, acquérant une arme et des munitions quelques mois auparavant et s'exerçant au tir, pour finalement mettre le pistolet dans son sac au moment de ramener son enfant.

Aux yeux du Ministère public, le prévenu a agi de façon particulièrement odieuse, en tuant la victime de sang-froid, par deux séries de tirs à bout portant, alors que celle-ci était sans défense. L'accusé a donc été renvoyé en jugement pour assassinat. Le prévenu se trouve en détention provisoire à la prison de Champ-Dollon.

Pour rappel, le Tribunal criminel juge les auteurs d'infractions pénales contre lesquels le Ministère public entend requérir une peine privative de liberté supérieure à dix années. (comm/20 minutes)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!