Actualisé 19.02.2020 à 20:52

SuisseMeurtrier schizophrène placé en thérapie fermée

Un homme ayant tué une sexagénaire à coups de couteau à Aarau (AG), avant d'être arrêté un mois plus tard, sera enfermé et suivi dans une clinique psychiatrique.

Avant de passer à l'acte et après son attaque meurtrière, l'accusé a consommé de l'alcool et de la cocaïne.

Avant de passer à l'acte et après son attaque meurtrière, l'accusé a consommé de l'alcool et de la cocaïne.

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Reconnu irresponsable de ses actes, un homme schizophrène de 29 ans suivra une thérapie stationnaire dans le secteur fermé d'une clinique psychiatrique. En janvier 2019 à Aarau, il avait tué une retraitée de 66 ans en lui assénant une trentaine de coups de couteau devant chez elle.

Dans son jugement, le Tribunal de district d'Aarau a donné suite, mercredi, à la demande du Ministère public. L'accusation avait renoncé à inculper l'accusé pour assassinat et consommation de stupéfiants.

Le prévenu de nationalité croate suit d'ores et déjà une thérapie stationnaire en milieu fermé à titre d'exécution de peine anticipée. Le 17 janvier 2019, il a poignardé sur le haut du corps, les bras et les jambes une sexagénaire avec un couteau de poche aiguisé devant le domicile de la victime qui vivait seule.

Alertés par ses cris, des voisins ont découvert la retraitée couverte de sang. La femme a succombé à ses graves blessures à l'hôpital.

Monteur sanitaire sur place en 2015

Le meurtrier a été arrêté un mois plus tard. Domicilié dans la région, il a avoué les faits. L'enquête a révélé qu'il avait tué sa victime pour lui succéder dans son appartement, le bail du logement du jeune homme arrivant à échéance. En 2015, il avait effectué des travaux dans l'appartement de la sexagénaire en tant que monteur sanitaire. Il savait donc qu'elle vivait seule.

Avant de passer à l'acte et après son attaque meurtrière, l'accusé a consommé de l'alcool et de la cocaïne. L'expertise psychiatrique a révélé, en outre, que le jeune homme souffre d'une schizophrénie paranoïaque. Sa faculté de discernement était donc nulle au moment de son acte meurtrier. Sans traitement médicamenteux dans le secteur fermé d'une clinique, le risque de récidive serait élevé. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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