Actualisé 13.02.2009 à 13:41

Inde

Meurtriers d'enfants condamnés à mort

La justice indienne a condamné à mort vendredi un homme d'affaires et son domestique pour le meurtre d'une fillette, l'une des 19 victimes d'une série d'actes d'enlèvements, viols, assassinats, cannibalisme et nécrophilie, qui avait révulsé l'Inde il y a plus de deux ans.

Moninder Singh Pandher et son cuisinier Surinder Koli avaient été déclarés coupables jeudi du viol et du meurtre de Rimpa Halder, 14 ans, et le tribunal de Ghaziabad, dans la banlieue de New Delhi, a prononcé vendredi une double condamnation à mort.L'Inde n'a cependant pas exécuté de peines capitales depuis 2004.Fin décembre 2006, l'Inde était sous le choc face au pire crime en série de son histoire après que la police eut retrouvé les restes d'une vingtaine de fillettes, enterrés dans le jardin de la maison où vivaient MM. Singh Pandher et Koli, à Noida, près de New Delhi.Dans ce que la presse a surnommé la «maison de l'horreur», M. Koli avait avoué avoir séquestré avec son patron des petites filles kidnappées dans des bidonvilles --certaines âgées de trois ans-- avant de les tuer, les violer, découper certains cadavres, manger des organes ou en jeter d'autres aux toilettes.Le fils de M. Pandher a dit vendredi aux journalistes que les preuves contre son père avaient été «fabriquées». L'homme avait d'abord été blanchi par la police, mais la justice l'a tout de même condamné pour l'assassinat et le viol de la petite Rimpa.Depuis l'ouverture de l'enquête début 2007, le bilan officiel a été établi à 19 morts mais compte tenu du nombre d'ossements et organes mis au jour, il pourrait être de 40 victimes.A Noida, les parents des enfants accusent les autorités d'avoir traîné les pieds pour l'enquête --malgré des plaintes pour disparition depuis 2004-- parce que les victimes venaient de milieux défavorisés. Ce sont des familles de cultivateurs entassées dans des bidonvilles de Noida et originaires du Bengale occidental (est).Six policiers avaient été mis à pied en 2007 pour négligence dans leur enquête. En janvier 2007, les accusés avaient été tabassés par une foule déchaînée alors qu'ils quittaient un tribunal après des audiences préliminaires.

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