Photovoltaïque: Meyer Burger est tombé dans le rouge en 2012
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PhotovoltaïqueMeyer Burger est tombé dans le rouge en 2012

Le groupe, spécialisé dans les technologies photovoltaïques, a plongé dans les chiffres rouges en 2012.

Le groupe annonce des efforts pour cette année.

Le groupe annonce des efforts pour cette année.

Durement frappé par la crise du secteur solaire, le groupe bernois Meyer Burger a clos l'exercice 2012 dans les chiffres rouges. Le spécialiste des technologies photovoltaïques, en restructuration, a essuyé une perte nette de 115,9 millions de francs, contre un bénéfice de 35,8 millions l'année précédente.

En raison des surcapacités persistantes dans la production de cellules et modules solaires au plan mondial, le fabricant a publié lundi un chiffre d'affaires réduit de plus moitié. Comme attendu, les ventes ont chuté à 645,2 millions de francs, contre 1,32 milliard en 2011.

Pour la première fois depuis son entrée en Bourse en 2006, le groupe avait bouclé le 1er semestre 2012 dans le rouge. Après plusieurs plans de recentrage entamés l'an dernier, il accuse une perte d'exploitation EBIT de 135,4 millions de francs, contre un bénéfice opérationnel de 116,7 millions un an plus tôt.

En mars puis en novembre 2012, Meyer Burger avait annoncé la suppression de 450 respectivement 250 emplois en réaction à la demande en baisse, y compris au sein de sa filiale allemande Roth & Bau, acquise en 2011. Sur un an, ses effectifs globaux ont diminué de 22% pour atteindre 2186 postes à temps plein fin décembre.

Reprise des commandes

Dans le cadre des mesures adoptées, le groupe a décidé la concentration de sa production mondiale sur quatre sites. Son usine de Lyss (BE) doit notamment être intégrée à Thoune (BE), où il a établi son nouveau siège après son départ de Baar (ZG).

Les efforts d'optimisation, déjà largement mis en oeuvre, devront permettre à compter de cette année des réductions annuelles de la base des coûts de l'ordre de 50 à 60 millions de francs, selon le communiqué.

L'an passé, la distribution géographique des affaires est demeurée stable, l'Asie générant 81% des ventes. L'Europe quant à elle n'a contribué que 16% (17% en 2011) des revenus et les Etats-Unis, le 3% restant.

Pour le nouvel exercice, Meyer Burger table sur un chiffre d'affaires de quelque 400 millions de francs, l'essentiel devant être enregistré au deuxième semestre. Les entrées d'ordres sont toutefois attendues en nette hausse par rapport à 2012 grâce à la reprise qui se dessine sur le marché.

Augmentation de capital

A fin décembre, la firme thounoise affichait des fonds propres de 628 millions de francs et une part de fonds propres de 57,1%. Pour renforcer son bilan et ses liquidités, le conseil d'administration proposera une augmentation de capital pour un montant de 150 millions de francs via l'émission de nouvelles actions.

Un consortium de banques s'est engagé à reprendre les actions émises aux conditions de marché habituelles, indique la société. Pour mémoire, en décembre dernier, le directeur général Peter Pauli excluait une telle opération et estimait disposer des moyens nécessaires pour aller jusqu'en 2014.

Le spécialiste du photovoltaïque a publié lundi des pertes nettement supérieures aux attentes des analystes. L'action Meyer Burger se retrouvait sous forte pression, plongeant de 3,71% à 6,75 francs en milieu de matinée. (ats)

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