Actualisé 22.04.2008 à 04:38

Michael Moore fait l'éloge de Barack Obama sur Internet

A la veille d'une primaire en Pennsylvanie décisive pour Hillary Rodham Clinton, le réalisateur américain Michael Moore a appelé les électeurs démocrates à voter pour Barack Obama.

Dans un texte mis en ligne sur son site Internet, le réalisateur de «Fahrenheit 9/11» et de «Bowling for Colombine», deux documentaires au succès international, accorde son soutien au sénateur de l'Illinois. L'ex Première dame est à l'inverse traitée durement, tout comme le parti démocrate et le gouvernement de George W. Bush.

Déplorant que les primaires de son Etat natal, le Michigan, aient été annulées par le parti démocrate, Michael Moore explique que l'expérience de Barack Obama et son parcours politique ne sont pas aussi importants que sa «probité» naturelle et sa capacité à inspirer confiance.

«Ce que nous voyons, ce n'est pas seulement un candidat, mais un mouvement profond et massif du public aspirant au changement», écrit-il. «Mon soutien va plus à 'Obama le mouvement' qu'à 'Obama le candidat'».

Le cinéaste de 54 ans, récompensé d'une Palme d'or au festival de Cannes en 2004, n'a en revanche pas mâché ses mots à l'égard de la sénatrice de l'Etat de New York.

«Au cours des deux derniers mois, les actes et paroles d'Hillary Clinton sont passés du décevant au dégoûtant», lance-t-il, estimant que la candidate à l'investiture démocrate a essayé de «salir» Barack Obama. «Comme si vous étiez idiots. Comme si vous étiez des bigots allumant le bûcher de la stupidité».

Mais la majorité de ses attaques, Michael Moore les a réservées au gouvernement Bush et «au dommage permanent, irréversible qu'il a fait à notre peuple et au monde». «C'est pourquoi je rejoindrai coûte que coûte les millions de citoyens aux urnes en novembre, comme un boxeur au 12e round, tout ensanglanté et avec un oeil au beurre noir, qui cherche la seule chose qui compte pour lui - ce grand 'D' sur le bulletin».

Alors qu'il ne reste plus que 10 Etats -dont la Pennsylvanie- à tenir des primaires, il est mathématiquement impossible pour les deux prétendants démocrates d'atteindre les 2.025 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture lors de la convention du parti qui se tiendra en août à Denver. Ce qui signifie que la «nomination» est désormais entre les mains des quelque 800 superdélégués, qui peuvent voter pour l'un ou l'autre des candidats quels que soient les résultats des primaires. (ap)

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