Cyclisme - Michael Woods: «Quasi sûr que je ne gagnerai pas ce Tour»
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CyclismeMichael Woods: «Quasi sûr que je ne gagnerai pas ce Tour»

Le Canadien n’est pas dupe. Son coup double de samedi à Thyon, sur le Tour de Romandie, ne devrait pas suffire pour remporter le classement général final.

par
Robin Carrel
(Thyon)
Michael Woods peut lever les bras.

Michael Woods peut lever les bras.

AFP

Quel spectacle, samedi, entre Sion et Thyon 2000… Après sa spectaculaire victoire, le Canadien Michael Woods a pris le temps de répondre à quelques questions, avant de monter dans son bus et de s’offrir certainement plusieurs douches bien chaudes. Le coureur de l’équipe Israel Start-Up Nation est revenu sur la météo, mais aussi la chute improbable de son ultime rival pour la victoire. Le tout dans son excellent français venu de l’Ontario.

Quelle est votre réaction à chaud, après cette victoire?

À chaud (sourire)... C'est vraiment une belle victoire pour moi, je suis fier de ma performance et du travail de toute mon équipe. Demain (ndlr: dimanche, lors du contre-la-montre final à Fribourg), ce sera spécial de porter le maillot de leader et de partir en tout dernier. Mais je suis presque certain que je ne vais pas le garder. Avec Geraint Thomas et Richie Porte qui sont si forts en chrono et juste derrière moi (ndlr: le Gallois est 2e à 11’’ et l'Australien 5e à 36’’)… Je me suis certes amélioré dernièrement dans l'exercice, mais je suis quasi sûr que je ne gagnerai pas ce Tour de Romandie.

Avez-vous compris ce qu'il s'est passé dans la dernière ligne droite?

Oui, j'ai vu qu'il était tombé. J'étais en train de passer Geraint, je suis presque certain que j'allais gagner de toute façon. Je l'ai vu chuter, mais avant ça, je lui avais dit qu'il devait me laisser gagner, parce qu'il allait de toute façon me distancer lors du contre-la-montre... Honnêtement, je pensais que j'allais gagner l'étape à la régulière. Ensuite, quand il est allé au sol, je me suis dit que j'allais aussi prendre le maillot jaune. Ce n'est pas comme ça que je voulais m'en emparer, mais des fois le vélo c'est comme ça!

Parlez-nous de ces conditions incroyables...

C'était horrible. J'avais si froid à cause de la dernière descente! Même après 11 km de montée, je portais encore ma veste. Je n'ai pas pu l'enlever à cause de la température. Quand je l'ai ôtée, ça a forcément été encore pire, mais je l'ai quand même jetée dans une rigole. D'un coup, j'ai été bien plus léger. Les conditions étaient hallucinantes, mais parfaites pour un Canadien comme moi!

Vous sembliez très fort.

Après ce que j'ai montré à Liège-Bastogne-Liège la semaine dernière (ndlr: il a fini 5e, dans le même temps que le vainqueur Tadej Pogacar), j'avais confiance dans mes jambes. J'y ai vu que j'étais un des plus forts du peloton. Et quand tu apprends ça sur la Classique belge, tu sais que tu peux gagner des étapes aussi difficiles que celle-ci, en Valais. En début de semaine, je m'étais dit que je pourrais jouer la gagne sur ce tracé.

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