Brésil: Michel Temer dénonce une «mascarade»
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BrésilMichel Temer dénonce une «mascarade»

Le président brésilien Michel Temer, accusé de corruption, a présenté sa défense mercredi via ses avocats.

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Michel Temer, qui a dirigé le Brésil deux ans et demi jusqu'à la fin de l'année dernière, a été arrêté ce jeudi 21 mars pour diverses affaires de corruption.

Michel Temer, qui a dirigé le Brésil deux ans et demi jusqu'à la fin de l'année dernière, a été arrêté ce jeudi 21 mars pour diverses affaires de corruption.

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Troisième enquête judiciaire contre le chef de l'Etat brésilien Michel Temer. (20 décembre 2018)

Troisième enquête judiciaire contre le chef de l'Etat brésilien Michel Temer. (20 décembre 2018)

AFP
La police fédérale brésilienne a demandé mardi au parquet général d'inculper le président Michel Temer et dix autres personnes, dont sa fille, pour corruption, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs. (Mercredi 17 octobre 2018)

La police fédérale brésilienne a demandé mardi au parquet général d'inculper le président Michel Temer et dix autres personnes, dont sa fille, pour corruption, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs. (Mercredi 17 octobre 2018)

AFP

Les avocats du président brésilien Michel Temer ont remis mercredi à la Chambre des députés un document présentant les arguments de la défense face à des accusations de corruption qu'ils ont qualifiées de «mascarade». À la mi-septembre, le chef de l'Etat a fait l'objet d'une demande de mise en examen pour «obstruction à la justice et participation à une organisation criminelle».

«Forgée à partir d'un énoncé confus et invraisemblable, cette demande est inepte. (...) C'est une mascarade», ont affirmé les avocats de M. Temer dans un communiqué, après avoir remis le document à la commission parlementaire qui doit analyser le dossier. «Les accusations sont exclusivement fondées sur des déclarations (...) de malfaiteurs» sans preuves documentées, ajoutent-ils.

Sans le nommer, les avocats évoquent Joesley Batista, un magnat du secteur de la viande accusé d'avoir corrompu des dizaines d'hommes politiques, qui a décidé de passer aux aveux en échange d'une remise de peine. Celui-ci a déclenché un véritable séisme politique à la mi-mai, en remettant aux autorités un enregistrement sonore dans lequel M. Temer semble donner son accord en vue de l'achat du silence d'un ex-député aujourd'hui en prison.

«Méthodes sordides»

Les avocats du président dénoncent aussi les «méthodes sordides» de l'ex-procureur général Rodrigo Janot, qui a présenté la demande de mise en examen quelques jours avant de quitter son poste, son mandat arrivant à son terme. M. Janot a accusé le président d'être le «chef d'une organisation criminelle» soupçonnée d'avoir détourné des millions de dollars de fonds publics.

La présentation de la défense de M. Temer donne le coup d'envoi de cinq séances parlementaires pendant lesquelles la commission devra donner un avis non contraignant, avant le vote en séance plénière. Si les deux tiers des parlementaires considèrent la demande recevable, le président sera écarté du pouvoir pour six mois, le temps d'être jugé. Cette éventualité est néanmoins jugée improbable par les observateurs, M. Temer bénéficiant d'un fort soutien à la chambre basse.

En juin, une autre demande de mise en examen avait été présentée pour «corruption passive», mais le président était parvenu à sauver son mandat en obtenant une large majorité au Parlement début août.

D'intenses tractations ont lieu depuis plusieurs semaines à Brasilia pour tenter d'obtenir le même résultat. Mardi, le président a reçu plus de quarante députés au Palais du Planalto. Au cours de la précédente procédure, il avait été accusé par l'opposition d'«acheter» le soutien de parlementaires par des subventions destinées à leurs fiefs électoraux. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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