Brésil: Michel Temer promet «une nouvelle ère»
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BrésilMichel Temer promet «une nouvelle ère»

Le nouveau président s'est exprimé après la destitution de Rousseff.

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La Cour suprême du Brésil s'est prononcée en faveur de la libération de José Dirceu, ex-chef de cabinet de Lula, condamné pour corruption dans le méga-scandale Petrobras. (Mardi 2 mai 2017)

La Cour suprême du Brésil s'est prononcée en faveur de la libération de José Dirceu, ex-chef de cabinet de Lula, condamné pour corruption dans le méga-scandale Petrobras. (Mardi 2 mai 2017)

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Réforme des retraites, crise économique, éducation, scandale de la viande avariée: les raisons de protester ne manquent pas au Brésil. Le mouvement Vem Pra Rua a appeler dimanche à manifester contre la corruption, à travers tout le pays. (Image d'illustration - 15 mars 2017)

Réforme des retraites, crise économique, éducation, scandale de la viande avariée: les raisons de protester ne manquent pas au Brésil. Le mouvement Vem Pra Rua a appeler dimanche à manifester contre la corruption, à travers tout le pays. (Image d'illustration - 15 mars 2017)

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A la mi-mars, une enquête policière de deux ans a révélé que des douzaines de collaborateurs des autorités sanitaires ont été corrompus pour certifier que la viande avariée était propre à la consommation. Malgré 30 arrestations et la fermetures de plusieurs usines, le scandale ne fait que s'empiler aux récentes révélation de corruption dans l'affaire Petrobras. (Image - 21 mars 2017)

A la mi-mars, une enquête policière de deux ans a révélé que des douzaines de collaborateurs des autorités sanitaires ont été corrompus pour certifier que la viande avariée était propre à la consommation. Malgré 30 arrestations et la fermetures de plusieurs usines, le scandale ne fait que s'empiler aux récentes révélation de corruption dans l'affaire Petrobras. (Image - 21 mars 2017)

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Le nouveau président du Brésil Michel Temer a promis mercredi «une nouvelle ère» à la première économie d'Amérique latine, quelques heures après la destitution de Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics.

«Aujourd'hui nous inaugurons une nouvelle ère de deux ans et quatre mois pour remettre le Brésil sur les rails», jusqu'aux prochaines élections présidentielle et législatives fin 2018, a-t-il déclaré lors de sa première réunion de cabinet, retransmise en direct à la télévision.

«Il faudra en sortir sous les applaudissements des Brésiliens», a ajouté le nouveau président de centre droit, qui devait ensuite partir pour la Chine pour un sommet du G20 où il tentera de redorer le blason terni du Brésil.

Débureaucratiser

«Cela va être difficile», a-t-il poursuivi rappelant les 11,8 millions de chômeurs dans le pays, un record. Il a annoncé sa priorité: «la création d'emplois».

«Quand les gens sont amers, et cela se voit dans les rues, c'est à cause du chômage», a-t-il souligné en demandant à ses ministres de «créer des groupes pour débureaucratiser les mesures» à prendre.

Parmi les autres décisions économiques les plus urgentes, il a cité un plafond pour les dépenses publiques et des réformes de la prévoyance sociale et du travail.

Il a rappelé à ses ministres que «sa manière de gouverner était la décentralisation et l'action».

Ton combattif

Il s'est félicité d'avoir été bien reçu au Sénat juste après le vote destituant Mme Rousseff : «cela me donne beaucoup d'entrain pour continuer pendant ces deux ans et quatre mois».

Dilma Rousseff, destituée par une large majorité des sénateurs mercredi, a fustigé un «coup d'Etat parlementaire» et annoncé une opposition féroce au nouveau «gouvernement putschiste», qui a mis fin à 13 ans de règne de la gauche au Brésil.

Sur un ton combatif, Michel Temer a déclaré qu'il «contest(ait) à partir de maintenant cette histoire de putschiste. Vous allez quelque part et (vous entendez) "Putschiste" il faut leur répondre "le putschiste c'est vous", qui êtes contre la Constitution, le putschiste c'est celui qui propose une rupture constitutionnelle, nous ne proposons pas de rupture constitutionnelle» de sa première réunion de cabinet, retransmise en direct à la télévision.

Incidents

Dans le centre de Sao Paulo, une manifestation contre la destitution de sa prédécesseure, Dilma Rousseff, a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre mercredi. La police a fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants masqués filmés en train de briser des vitres, de piller des magasins et d'incendier des poubelles. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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