Retour de Zelaya: Micheletti accepterait un vote
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Retour de ZelayaMicheletti accepterait un vote

Le gouvernement putschiste de Roberto Micheletti a accepté jeudi que la question du retour au pouvoir au Honduras du président déchu Manuel Zelaya soit posée au Congrès, a annoncé un de ses représentants.

Les pourparlers entre les deux camps rivaux avaient achoppé la semaine dernière sur le refus de Micheletti d'un vote au Congrès, comme Zelaya le demandait.

Le président putschiste souhaitait que la question soit posée à la Cour suprême de justice, qui a lancé 18 chefs d'accusation contre Zelaya, dont celui de «haute trahison». Elle accuse notamment le président déchu d'avoir voulu organiser une consultation populaire illégale pour ouvrir la voie à une réforme de la Constitution permettant la réélection du chef de l'Etat.

Un vote du Congrès en faveur du rétablissement de Zelaya à la présidence ouvrirait tout naturellement la voie à l'approbation de l'accord dit de San Jose, proposé en juillet par le médiateur, le président costaricien Oscar Arias, a expliqué Arturo Corrales, de l'équipe de négociation de M. Micheletti.

«Il ne nous resterait plus qu'à signer, car nous avons tout simplement accepté que le Congrès décide, comme l'a demandé le camp Zelaya», a-t-il souligné.

Ces déclarations surviennent alors que les deux parties ont repris le dialogue jeudi matin sous la pression du délégué américain pour l'Amérique latine, Thomas Shannon, envoyé à Tegucigalpa par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

«Sans un accord, il sera difficile à la communauté interaméricaine de soutenir les élections» présidentielle et législatives, prévues le 29 novembre, a-t-il averti lors d'une conférence de presse.

La crise politique dure depuis le 28 juin et le renversement par la force de Manuel Zelaya. Ce dernier, rentré clandestinement au Honduras le 21 septembre, est réfugié depuis à l'ambassade du Brésil. (afp)

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