France: Michelin pourrait supprimer plus de 1000 emplois
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FranceMichelin pourrait supprimer plus de 1000 emplois

Le géant français des pneumatiques Michelin, basé à Clermont-Ferrand (centre), s'apprête à mettre en oeuvre un plan social qui entraînerait la suppression de plus de 1.000 emplois selon les syndicats, ce que la direction n'a ni confirmé ni démenti.

Selon le quotidien Le Monde daté de mercredi, Michelin prépare un plan social «portant sur la suppression de plus de 1.500 emplois en France» et deux sites seraient plus particulièrement visés: La Roche-sur-Yon (ouest, 670 emplois) spécialisé dans les pneus haut de gamme et Roanne (centre, 900 emplois) spécialisé dans les pneus poids-lourds.

La direction de Michelin, qui n'a ni démenti ni confirmé cette information, s'est contentée de souligner que «les chiffres et les sites visés par Le Monde sont inexacts», disant vouloir attendre une rencontre avec les syndicats mercredi, avant un comité central d'entreprise (CCE) prévu le 24 juin.

«La direction va nous donner des détails mercredi sur son plan social, ce qu'elle appelle restructuration ou réorganisation, avant le CCE du 24», a indiqué une source syndicale, précisant que ce plan pourrait concerner «de 1.000 à 3.000 personnes».

Selon Alain Couderc, du syndicat CFDT, «plusieurs rumeurs circulent, certaines allant jusqu'à 3.000 suppressions d'emploi, mais rien n'est confirmé».

De son côté, le gouvernement va «voir» avec Michelin les postes et territoires touchés par les suppressions d'emplois et «comment surtout on peut travailler au reclassement» des salariés, selon le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez.

Lors de l'assemblée générale des actionnaires, le 15 mai dernier, Michel Rollier, patron du groupe, avait répété qu'il n'y avait «pas de décision de plan social en France aujourd'hui».

Mais depuis mi-mars, la direction a négocié avec les syndicats un accord de méthode, prélude selon eux au plan social.

Touché de plein fouet par la crise dans le secteur de l'automobile, le groupe avait jusqu'à présent répondu aux baisses d'activité par des mesures de chômage partiel, notamment à Clermont-Ferrand où travaillent 11.800 salariés.

Les grands groupes de pneumatiques restructurent leur production en Europe occidentale et en particulier en France pour faire face à des marchés en baisse et à une concurrence croissante de nouveaux fabricants.

Continental a ainsi fait part le 11 mars de son intention de fermer l'usine de Clairoix (1.120 salariés) et Goodyear Dunlop a révélé le 26 mai le licenciement de 820 personnes à Amiens (nord).

Michelin, qui dispose de 69 sites de production dans 19 pays, comptait plus de 121.000 salariés à la fin 2007.

(afp)

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