Michelin recrutera entre 600 et 900 salariés en France
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Michelin recrutera entre 600 et 900 salariés en France

Le leader mondial des pneumatiques Michelin envisage de recruter entre 600 et 900 nouveaux salariés par an sur la période 2007-2011 dans ses usines françaises, a annoncé le directeur des ressources humaines de l'entreprise vendredi, cité par le site Internet du quotidien économique «La Tribune».

Dans le même temps, l'entreprise évalue le nombre de départ naturels à 6.800 personnes, dont de nombreux départs à la retraite, précise Frantz Blehaut, soit une baisse de 2.300 salariés dans les usines françaises du groupe en cinq ans.

«Les cadres ne représenteront qu'un tiers» des recrutements, «les deux tiers des embauches concerneront la population ouvrière», ajoute M. Blehaut.

L'entreprise a mis en place une stratégie pour lutter contre les difficultés de recrutement dans certains bassins d'emploi, notamment celui de Cholet. «Le salaire figure parmi les cartes que nous devons jouer», explique le DRH. «Mais il y en a d'autres.» Un plan d'épargne pour la retraite collectif (PERCO) a été créé en 2006, rappelle-t-il, et «un accord de prévoyance» permettant «d'offrir des garanties aux jeunes» a été négocié. «Nous réfléchissons aussi à lancer des initiatives autour des conditions de travail», ajoute-t-il.

Après avoir connu une année 2006 difficile avec un bénéfice net en baisse de 35,5% par rapport à l'année précédente, et le décès brutal d'Edouard Michelin dans un accident de bateau, la manufacture de pneumatiques a dû entamer une réorganisation de ses méthodes de production.

«Pour conserver des usines en France, Michelin doit les rendre encore plus efficaces et plus compétitives», observe Frantz Blehaut. «On recrute dans toutes nos usines françaises», assure par ailleurs Françoise Rault, porte-parole du groupe Michelin, jointe par l'Associated Press. Mais il est vrai que «le secteur industriel attire un peu moins» que ceux des hautes technologies ou des services, constate-t-elle.

Pour faire face à cette situation, le groupe a mis en place un nouveau système d'organisation du travail, baptisé «Michelin manufacturing way». «Il s'agit de déléguer aux opérateurs davantage de capacités de réaction aux problèmes et aléas quotidiens de la production», après avoir développé ces compétences chez les opérateurs», explique Mme Rault, de manière à être «plus productifs, plus compétitifs».

Michelin emploie quelque 30.000 salariés dans 16 usines en France, soit le quart de ses effectifs dans le monde. (ap)

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