Micheline Calmy-Rey fait sa Pop Star
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Micheline Calmy-Rey fait sa Pop Star

La présidente de la Confédération défend sa participation à une émission de variétés sur la TSR.

«Chanter est quelque chose de noble, cela n'a rien d'un discrédit porté sur la fonction présidentielle», a déclaré mercredi Micheline Calmy-Rey.

La cheffe du Département des affaires étrangères a reçu la presse dans son bureau au Palais fédéral pour expliquer les raisons qui l'ont poussée à prendre part aux «Coups de coeur» d'Alain Morisod. Dans l'émission, déjà enregistrée mais qui sera diffusée le 19 mai, elle interprète «Les trois cloches» de Jean Villard- Gilles.

Playback

Micheline Calmy-Rey a refusé de chanter devant les médias. Mais elle n'a pas tari de détails sur sa peur de ne pas être à la hauteur, son trac, qu'elle dit avoir partagé avec la chanteuse belge Maurane, sur ses émotions et sur cette «magnifique expérience». La chanson a néanmoins été enregistrée en studio avant d'être diffusée en playback. «On m'a dit que cela se passe toujours comme ça à la télé», a précisé la Genevoise.

Pour elle, cette expérience a été enrichissante, «c'est une manière différente de communiquer avec le public et de montrer que je suis comme tout le monde». «J'aime les trois cloches», rendue célèbre par Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson. C'est un chant suisse, identitaire, qui raconte toutes les étapes de la vie, de la naissance à la mort, à ses yeux.

Pas de changement de carrière

Mme Calmy-Rey a gardé le sourire face aux questions parfois ironiques de la presse. Non, elle ne se considère pas comme la Piaf de Genève - «elle chantait tellement bien!» - et non, elle n'envisage pas de changer de carrière. «Si j'avais 18 ans, peut- être...».

La ministre des affaires étrangères a cependant avoué qu'elle aurait bien chanté encore une ou deux chansons. «Tout le monde a été tellement gentil avec moi, le public a allumé des briquets et repris les paroles en coeur avec moi, tout le contraire d'une émission politique».

Pas de politique

La socialiste n'a pas voulu s'étendre sur les raisons qui l'on induite à préférer pousser la chansonette plutôt que de prononcer un discours le 1er mai. C'est la fête des travailleurs, ce n'est pas mon rôle de m'y exprimer, a-t-elle lancé.

Impossible de poser des questions d'ordre politique lors de cette entrevue consacrée uniquement aux expériences de chanteuse de la présidente. Au début de la rencontre, Mme Calmy-Rey ne s'est pourtant pas privée de saluer l'affluence des médias en déclarant espérer réunir autant de journalistes la prochaine fois qu'elle donnerait une conférence sur la politique étrangère de la Suisse. (ats)

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