Actualisé 24.05.2007 à 14:20

Micheline Calmy-Rey ira au Grutli le 1er Août

La Malgré la défection du canton de Lucerne et des organisateurs, la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey est fermement décidée à se rendre au Grutli le 1er Août.

C'est ce qu'a déclaré jeudi son porte-parole Jean-Philippe Jeannerat.

La présidente se réjouit de s'y rendre, même si elle ne peut pas encore dire comme cela se fera pratiquement, a observé son porte-parole. Elle a eu une nouvelle fois des entretiens avec les parties concernées jeudi matin encore.

La rencontre, qui a duré une heure, a réuni la présidente du Conseil national Christine Egerszegi, la présidente de la Commission du Grutli Judith Stamm et la présidente de l'organisation féminine Alliance F Rosmarie Zapf. La présidente de la Confédération y a fait part de sa ferme intention de se rendre sur la prairie mythique. Le soir du 1er Août, Micheline Calmy-Rey est l'hôte officielle de la commune d'Unterbäch en Valais.

Défections en chaîne

La Commission du Grutli avait annoncé qu'elle renonçait à organiser la manifestation, suite à la décision de la ville et du canton de Lucerne de ne pas mettre sur pied de courses spéciales en bateaux pour la manifestation. Il s'agit de la première fois depuis 1949 que l'organisation de la Fête nationale au Grütli est empêchée, a précisé la Société suisse d'utilité publique (SSUP).

Auparavant, la Chancellerie cantonale de Lucerne avait annoncé que la ville ne servira pas de point de départ pour les courses spéciales de bateaux gagnant le Grütli. Les conditions posées par la ville et le canton n'ont pas été remplies, avait-elle fait savoir.

Refus des cantons

Début mai, l'exécutif de la ville de Lucerne et le Conseil d'Etat avaient proposé d'organiser les départs en bateau lors de la prochaine édition de la Fête nationale qui se tient traditionnellement au bord du lac des Quatre-Cantons. En échange, les cantons de Schwyz, Uri et Nidwald auraient dû assumer la tâche en 2008, par le biais d'un tournus ou en choisissant un lieu décentré. Les trois cantons avaient refusé de servir cette année de lieu d'embarquement.

Par ailleurs, les Lucernois demandaient que la Société suisse d'utilité publique (SSUP) et la Confédération participent aux frais de sécurité. Après la réponse négative de la Confédération, les conditions pour un compromis ne sont plus réunies, affirme le communiqué de la chancellerie lucernoise. (ap)

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